cliquer ici pour le résumé de 1000 mots --> « Qu'est-ce que la computation ? »
Ici (1a) on explique ce que c'est que la computation et le computationnelisme (cognition = computation). Mais ne manquez pas de lire 1b pour apprendre les limites et les critiques do computationnelisme.
La machine de Turing (vidéo #1)La machine de Turing (vidéo #2) (attention: youtube met parfois des pubs de 5 secondes avant la capsule)
Lectures facultatives supplémentaires:
DEUX VIDÉOS: 1 janvier puis 2 février
2021: VIDÉO DU Cours 1 26 janvier
2021: VIDÉO DU Cours 2 février
PPT 2019:
Commencer ici à faire vos commentaires sur la semaine 1 : « Qu'est-ce que la computation ? »
ReplyDeleteAvant d'afficher ta ciélo, il faut toujours lire les ciélos des autres (et surtout mes répliques) pour ne pas répéter ce qui a dèjà été dit.
DeleteCommence chaque semaine en lisant le résumé (c. 1000 mots) au haut de sa page dans ce blogue. Précise toujours sur quoi ta ciélo est basée: quelle lecture, ou quelle vidéo du cours.
La computation est une démonstration explicite de ce qu’est le calcul et de comment il se produit. Plusieurs modèles peuvent expliciter la computation. La machine de Turing est celui qui est le plus accessible pour comprendre la computation puisque nous pouvons observer le processus du calcul. Une machine de Turing est composée d’un ruban d’une longueur infinie divisé en cases, d’une tête de lecture qui pointe l’une de ces cases sur lesquels on retrouve des symboles comme des 0 ou des 1. Ensuite, la table de transition donne les instructions à la tête en fonction du symbole quelle vise et de l’état dans laquelle elle se trouve. Ce processus est une computation. La computation est la manipulation de symboles qui sont des données sur lesquels une recette peut être appliqué. Cette recette c’est l'algorithme qui est une série de règles qui donne les instructions sur comment manipuler ces symboles. La forme des symboles est arbitraire. L’algorithme peut être exécuté avec n’importe quel matériel que ce soit un avec papier et crayon, un boulier, un jeu d’échec ou une machine de Turing. Le résultat de la computation existe indépendamment de la sentience et peut être traduit sémantiquement avec des mots. Il est possible de résoudre n’importe quel problème calculable avec la computation.
ReplyDeleteBENJAMIN, c'est exact. À partir du PPT Semaine 1, tu as expliqué (1) la thèse faible de Church/Turing concernant la computation. Est-ce que quelqu'un peut expliquer (2) la thèse forte? et (3) le « computationnalisme »?
DeleteLa thèse forte considère que la computation permettrait de simuler tout ce qui est présent dans notre univers, par exemple avec des lunettes et un uniforme visualiser un sol poussiéreux, un aspirateur et aspirer la poussière.
ReplyDeleteCependant quelles seraient les limites de la "sentience" et le risque d'infidélité à la réalité visée dans une telle expérience?
Le computationnalisme consiste à supposer que notre cerveau est un outil de computation, de calcul, qui a un fonctionnement similaire à la machine de Turing.
ILIÈS, qu’est-ce que c’est de « simuler »?
DeleteTu as raison qu’à partir d’une simulation computationnelle (SC) d’un vrai objet matériel, comme un aspirateur, on peut (1) connecter la SC à une chambre de réalité virtuelle (RV), où (2) on peut créer (pour une personne dans la chambre qui porte des lunettes et des gants connexes à la SC) la sensation visuelle, auditive et tactile d’être dans une chambre ou il y a de la poussière, ainsi qu’un aspirateur, et que la personne peut utiliser l’aspirateur virtuel pour enlever la poussière virtuel.
(2) On peut aussi connecter la SC à une Imprimante 3D (I3D) qui est capable de fabriquer un vrai aspirateur matériel.
Mais la SC n’est pas une RV, ni une I3D. La SC est ce qu’à expliquée BENJAMIN.
Les autres: Expliquer la différence dans vos ciélos .
Si la personne dans la chambre RV est une vraie personne sentiente, et l’algorithme exécuté par la SC est fidèle, alors la RV ainsi que l’I3D seront fidèles.
Selon le « computationnalisme », la cognition = la computation (« C=C »).
Les autres: Que serait des raisons à croire que le C=C est vrai?— et que serait des raisons à croire que C=C n’est pas vrai?
Selon le computationnalisme (C = C), on peut croire que la cognition est computationnelle puisque plusieurs capacités cognitives semblent reposer sur des traitements formels de l’information, indépendants du support matériel, ce qui est cohérent avec la thèse faible de Church-Turing. En revanche, on peut douter de C = C parce que la computation, définie comme manipulation syntaxique de symboles, n’explique ni la sémantique ni la sentience, et qu’un modèle computationnel fidèle peut exister sans produire l’expérience vécue correspondante
DeleteALEXANDRA, c'est correct, mais ça ne démontre pas encore que ce que fait le cerveau n'est quand-même pas de la computation. C'est la chambre chinoise de Searle (Semaine 3) qui démontrera que la computation ne suffit pas.
DeletePour répondre à la question « Qu'est-ce que la computation ? », suite à la lecture et aux vidéos de la première semaine sur le sujet, j'ai compris entre autres que la computation est une manipulation de symboles qui suivent des règles et qui sont nommées des algorithmes. Ces algorithmes se concentrent principalement sur la forme des symboles, et non pas sur leur sens qui sont interprétés par les humains. La computation sert à répondre aux questionnements de plusieurs logiciens du XXe siècle : « qu'est-ce que de calculer » ? La machine de Turing ayant été inventée en 1936 est la plus simple à utiliser, car tout ce qui est calculable se calcule avec cette machine. Elle est composée de 3 choses, soit du ruban représenté par des cases, de la tête de lecture pointant les symboles manipulés tels que des 0, des 1, des lettres, etc. et la table de transition (définition de l'algorithme) qui illustre le programme de la machine de Turing.
ReplyDeleteYASMEEN, correct, puis il y les opérations qui constituent les manipulations: lire le symbole, avancer le ruban, écrire, effacer, passer au prochain état, halte.
DeleteAprès avoir écouté les vidéos et participé au cours, j'ai retenu que la machine de Turing apporte des questionnements : comment est-ce que l'homme peut faire ce qu'il est capable de faire ? La computation peut-elle seulement simuler ce que peut faire un penseur ou peut-elle aussi générer le ressentie de ce dernier ? Comment et pourquoi le cerveau ressent-il ?
ReplyDeleteTuring propose aussi deux thèse. La première, nommée la thèse faible, affirme que sa machine peut faire tout ce qu'un mathématicien peut faire (toute fonction calculable est calculable par une machine de Turing). Ensuite, la thèse forte suppose que la machine de Turing serait aussi capable de simuler tout ce qu'il y a dans l'univers.
Nous avons aussi parlé de la cognition, caractérisée par notre capacité de penser et de faire ce qu'on peut faire consciemment, puis nous avons discuté de la computation. Cette dernière suit les règles selon la forme des symboles plutôt que selon leur sens afin d'offrir des résultats interprétables par l'homme. En gros, elle est syntaxique plutôt que sémantique.
LÉANNE, bonne synthèse. Quelques précisions:
Delete(1) La puissance de la computation (la machine de Turing), fait penser à la puissance de la cognition (la pensée humaine).
(2) Se peut-il que la cognition n'est que de la computation? "Cognition = Computation"? Ça c'est l'hypothèse des "computationnalisme": "C=C".
(3) Te Test de Turing cherche à tester si c'est le cas. (Mais "Étienne dit" que Turing n'était pas computationnaliste! Qu'en pense-tu -- et les autres étudiants dans le cours?
(4) On distingue la capacité de faire tout ce que les penseurs humains sont capables de faire (F) de la capacité à ressentir (R).
(5) Les actions (F) sont observables par tout le monde; le ressenti (R) n'est observable que par le ressenteur même.
(6) Le problème d'expliquer comment et pourquoi les penseurs sont capables de faire tout ce qu'ils sont capables de faire (F) s'appelle « le problème facile » des sciences cognitives.
(7) Le problème d'expliquer comment et pourquoi les penseurs sont capables de ressentir (R) s'appelle « le problème difficile » des sciences cognitives.
(8) Qu'est-ce que c'est de « simuler » ou « modéliser » avec la computation?
Je pense que ce qu'on veut dire quand on affirme que Turing n'était pas computationnaliste, c'est que Turing n'a jamais explicitement adhéré au computationnalisme.
DeleteEn effet, le Test de Turing teste si une machine est capable d'imiter le comportement intelligent. Il s'agit donc d'un test comportemental.
Celui-ci ne teste pas si cette machine ressent, ni si elle est consciente. Or, le computationnalisme est l'idée selon laquelle la cognition est de la computation (C = C), ce que Turing n'a ni formulé ni démontré.
Je perçois donc le Test de Turing comme une simulation du comportement intelligent, or, la simulation n'est pas la réalité.
ADAM, La tâche des sciences cognitives n'est pas d'imiter la cognition (« l'intelligence ») mais de l'l'expliquer. Est-ce que la computation l'explique? Quelle est la différence entre le « computationnalisme (C-C) » et les thèses (forte et faible) de Church/Turing? Lis le Le test de Turing et la rétro-ingénierie de la capacité cognitive.
DeleteNotre premier réflexe, lorsque nous entendons le mot computation, est de l’associer à l’ordinateur. Pourtant, son sens est beaucoup plus large. Il renvoie à un besoin fondamental : celui de transformer un problème en une suite d’étapes claires que n’importe qui ou quoi peut appliquer sans avoir à réfléchir.
ReplyDeleteDans les années 1930, plusieurs logiciens se sont intéressés à ce besoin fondamental afin d’y trouver une certaine clarification conceptuelle. Parmi eux, Turing s’est démarqué avec la création de la « machine de Turing », un modèle à la fois simple et très éclairant. Cette machine se résume à un curseur de lecture-écriture qui se déplace sur un ruban potentiellement infini, divisé en cases contenant des symboles de forme arbitraire. À chaque étape, elle applique mécaniquement des règles précises (algorithmes) selon son état interne, sans comprendre ce qu’elle fait.
La force de ce modèle est de montrer que la computation ne dépend pas du matériel utilisé. À la base, il s’agit toujours de symboles manipulés selon des règles, par une exécution mécanique. Ainsi, une « machine de Turing » peut être réalisée sous différentes formes physiques : mécanique, électromécanique, électronique, biologique, à travers certains jeux, ou même simplement avec du papier et un crayon.
Les recherches sur la computation ont conduit à la thèse de Church-Turing, une thèse conceptuelle selon laquelle toute activité qui correspond à un calcul effectif peut, en principe, être réalisée par une machine de Turing. Cette idée ouvre la voie à des questions importantes sur l’application de la computation à la cognition, au langage et à la compréhension humaine.
NAOMIE, bon résumé, mais lis toujours les ciélos avant que tu affiches la tienne pour assurer que tu ne répète pas ce qui a déjà été dit. (Qu'est qu'un « calcul effectif »?)
DeleteUn « calcul effectif », c’est une méthode que l’on peut suivre pas à pas, de façon claire et précise, sans avoir besoin de réfléchir ou d’interpréter.
DeletePour qu’un calcul soit effectif, il doit respecter quelques conditions simples. Les étapes doivent être bien définies, en nombre fini, et faciles à appliquer par n’importe qui (ou n’importe quelle machine) qui suit les instructions. Il ne s’agit pas de comprendre en profondeur, mais simplement de suivre une procédure.
Par exemple, faire une division en mathématiques est un calcul effectif. Même sans bien comprendre pourquoi ça fonctionne, on peut obtenir la bonne réponse en appliquant les étapes une à une. À l’inverse, des actions comme « comprendre un texte » ou « juger si une réponse est bonne » demandent de l’interprétation, donc ne sont pas des calculs effectifs.
Ainsi, un calcul effectif, c’est une suite d’étapes claires qu’on peut exécuter mécaniquement, sans avoir à penser.
Qu’est-ce que la computation ? Notre cerveau possède-t-il depuis notre naissance un système de calcul inné ? Pourquoi la computation ne peut-elle pas expliquer ce qu’on ressent ? Si l’on veut bien expliquer la computation, il est important de rappeler sa définition. La computation est la manipulation des symboles en suivant un système de règles que l’on définit par un algorithme, tout en tenant compte uniquement de la forme et non du sens, indépendamment du matériel. C’est ensuite à l’utilisateur d’avoir l’interprétation sémantique, de leur sens, la signification de leurs signes, qu’on peut résumer par le langage utilisé. En partant de cette définition, pouvons-nous nous poser comme question : « la computation n’est-elle que calcul en fin de compte ? » Quand on tente de répondre à la question de ce que c’est que la computation, il est primordial d’évoquer la célèbre machine du mathématicien Turing. Cette machine, inventée en 1936, est composée de trois choses : un ruban (suite infinie de cases contenant chacune 0 ou 1), une tête de lecture (placée à chaque instant devant une des cases du ruban) et enfin une table de transition (suite de transitions). C'est ce système de 3 éléments combinés ensemble qui a donnée une explication clair de ce que c'est le calcul.
ReplyDeleteCHÉRIF, oui la computation -- c'est à dire, ce que fait la machine de Turing -- est le calcul. Elle a été inventée pour expliciter ce que c'est que le calcul. Lis le résumé de 1000 mots « Qu'est-ce que la computation ? »
DeleteGénéralement, la computation fait référence à l’action de calculer. Cependant, en science cognitive, ce terme réfère plutôt à « la manipulation des symboles » par des règles (algorithmes); elle porte sur la forme arbitraire des symboles et non sur leur sens.
ReplyDeleteJe trouve qu’il est important de souligner que « l’algorithme ne « sait » pas ce qu’il fait. » (Harnad, 2026) Cela me rappelle la différence entre les connaissances phonologiques et celles métaphonologiques. En effet, les locuteurs d’une langue ont une connaissance phonologique, même si elle est non consciente et non explicitée, tandis que les linguistes ont une connaissance métaphonologique puisqu’ils *prennent conscience* de ces connaissances. Si, lors d’un « jeu de l’imitation », l’interrogateur posait des questions sur des connaissances métaphonologiques, une personne normale ne pourrait surement pas répondre, un linguiste (ou un phonologue) pourrait probablement répondre si on lui donne un peu de temps et un corpus, mais j’ai de la difficulté à imaginer ce qu’une machine pourrait répondre. Également, comme pour la phonologie et pour la syntaxe, la computation doit suivre l’ordre des règles.
Dans Introduction cognitivisme et sciences cognitives (Steiner, 2005), on mentionne deux notions clés pour le cognitivisme : la représentation (symbolique) et la computation. Je crois ainsi qu’affirmer que la C = C n’est pas faux, mais que ce n’est pas toute la vérité. On ne pourrait pas communiquer si nous avions que la syntaxe et pas de sémantique/que des unités de deuxième articulations et pas d’unités de première articulation. Cette double articulation est même une des particularités du langage. Si je suis cette logique, C = C pourrait être affirmable pour les machines, mais moins pour les humains.
(Je suis étudiante en linguistique, donc mes exemples risques de souvent porter sur la faculté du langage)
Delete
DeleteBÉATRICE, d'abord stp lire: « Qu'est-ce que la computation ? »
Oui, la connaissance d'un locuteur diffère de celle d'un linguiste, mais la question de ce que c'est que la compréhension et la cognition est la même aux deux niveaux, langue ou métalangue.
Qu'est-ce qu'une machine? Que veut dire C = C?
C'est très pertinent pour ce cours que tu étudies la linguistique car ce cours (ainsi que la cognition humaine) porte sur la computation ainsi que la langue naturelle, et particulièrement le rôle de la syntaxe et de la sémantique dans celles-ci.
Ce que j’ai compris à travers la lecture, les vidéos et la matière du cours, est que la computation est un processus de calcul fondé sur la manipulation de symboles selon des règles formelles, autrement dit des algorithmes. Plusieurs modèles ont été proposés pour rendre explicite cette notion, dont la machine de Turing, qui l’illustre de la manière la plus simple. Celle-ci manipule des symboles discrets, ceux-ci n’ayant aucune signification intrinsèque, inscrits sur un ruban uniquement en fonction de leur forme et de l’état interne de la machine. Toute interprétation sémantique est ainsi extérieure au processus computationnel, car la computation opère sur des formes plutôt que sur des significations. Un point central est que la computation est indépendante de son implémentation matérielle. En effet, la computation demeure la même qu’elle soit exécutée par une machine ou par un humain suivant des règles précises. Cette idée est au cœur de la thèse faible de Church-Turing, selon laquelle tout ce qui est calculable peut l’être par une machine de Turing. Comme il est mentionné dans la première vidéo, la machine universelle illustre cette thèse en montrant qu’un même dispositif formel peut simuler tout calcul, à condition de lui fournir la description adéquate.
ReplyDeleteMURIELLE, bon résumé (mais stp lis les autres ciélos avant d'afficher la tienne pour ne pas juste répéter ce qui à déjà été dit).
DeleteToutes les machines de Turing (donc toutes les computations) confirment la thèse faible de Turing selon laquelle les MT peuvent faire tout ce que peuvent faire les mathématiciens lorsqu'ils calculent, et vice-versa. Une MT universelle peut exécuté non seulement un algorithme particulier, mais n'importe quel algorithme.
Au fond, la machine de Turing est une apologie du computationnalisme.
ReplyDeleteBien entendu, il ne s’agit pas d’assimiler un modèle mathématique (ou plutôt algorithmique) à une thèse de la philosophie de l’esprit.
Pourtant, la machine de Turing est un modèle abstrait qui représente un calcul mécanique (avec une bande divisée en cases, une tête de lecture, des possibilités d’états et des règles d’induction d’états).
Dès lors, si le cerveau fait lui aussi des calculs, mais sur des symboles, comment ne pas voir un rapprochement entre l’ordinateur et le cerveau neurologique ? La véritable question n’est donc pas de savoir ce qu’est le calcul ou la pensée, ni de savoir si la pensée humaine est distincte du calcul informatique par certains aspects (spirituels, créatifs, etc.). Il s’agit plutôt de déterminer s’il existe quelque chose de propre à l’homme qui ne peut être que simulé et non reproduit. Si on prenait tous les aspects de la pensée humaine, et tous les aspects du calcul computationnel, et qu’on les plaçait dans un diagramme de Ven, je ne sais pas s’il resterait quelque chose de mutuellement exclusif.; même un système de valeur est une axiologie pouvant être classifiée sur un ruban. Pour ma part, je parierais sur le libre-arbitre, tant que je ne pourrai définir l’intuition ou la créativité.
PHILIPPE, se peut-il que te parles ici de la différence entre problème facile et le problème difficile des sciences cognitives?
DeleteLa computation, c’est le fait de calculer en suivant des règles précises. Une machine qui fait de la computation ne comprend pas ce qu’elle fait : elle suit seulement des instructions étape par étape. Elle travaille avec des symboles, comme des chiffres ou des lettres, sans connaître leur sens. Des scientifiques comme Turing ont montré que toutes les méthodes de calcul sérieuses fonctionnent de la même façon. Une machine peut faire des calculs avec différents matériaux, comme un ordinateur ou même du papier et un crayon. La computation permet aussi de faire des simulations, mais une simulation n’est pas la même chose que la réalité.
ReplyDeleteSARAH, bon résumé (mais stp lis les autres ciélos avant d'afficher la tienne pour ne pas juste répéter ce qui à déjà été dit).
DeleteUne machine est simplement une machine, mais elle peut contenir de l'information.
ReplyDeleteSARAH, qu'est-ce qu'une machine et qu'est-ce que l'information?
DeleteLa computation cherche à rendre le calcul clair et explicite, sans faire appel à l’intuition ou à l’intelligence humaine. Elle repose sur la manipulation de symboles à l’aide de règles précises, appelées algorithmes, qui tiennent compte uniquement de la forme des symboles. La machine de Turing permet de bien comprendre cette idée, puisqu’elle montre concrètement comment un calcul peut se faire étape par étape, sans compréhension ni intention.
ReplyDeleteUn point important est que la computation ne dépend pas du matériel utilisé. Que le calcul soit effectué par une machine, un humain ou un autre système, la structure du processus reste la même. Le sens du résultat n’apparaît qu’après, par l’interprétation qu’on en fait. La computation explique donc le fonctionnement du calcul, mais pas ce qu’il signifie. Est-ce que décrire des règles suffit vraiment à expliquer un phénomène ?
BRAHMI, bonnes réflexions. Le fait que la computation est indépendante du matériel qui l'exécute jouera un rôle important dans l'argument de Searle (Semaine 3) contre C=C: Ça fera « la périscope de Searle » qui va pénétrer la barrière du « problème des autres autres esprits » (c'est quoi?)
DeleteSi j’ai bien compris le cours, La computation est une façon de manipuler des données à l’aide d’algorithmes. La machine de Turing est la forme la plus simple pour représenter comment une machine non sentiente arrive à faire des calculs à l’aide de règle bien prescrite. Les résultats de la machine vont redonner un résultat précis, logique et sans sentiment ambigu selon les informations reçues.
ReplyDeleteEDUARDO, bonne synthèse, mais comment est-ce qu'on constate is la machine est non sentiente? (Qu'est-ce qu'une machine?)
ReplyDeleteLa notion de machine renvoie à un mécanisme causal, c’est-à-dire un système dont les états se succèdent selon des règles déterminées par sa structure. La non-sentience se constate conceptuellement, et non empiriquement. Si le fonctionnement d’un système est entièrement explicable par des règles et des enchaînements causaux, sans faire appel à une expérience vécue ou à une compréhension, alors il est non-sentient.
DeleteALEXANDRA, on ne peut pas observer la sentience, juste le comportement et l'activité cérébrale. Et on recherche les mécanismes causaux qui produisent nos capacités cognitives.
Delete« Aristilde February 3, 2026 at 11:44 AM
ReplyDeleteLa semaine I »
« Cette semaine m’a permis d’approfondir ma compréhension de la théorie computationnelle de la cognition, laquelle postule que les processus cognitifs peuvent être expliqués comme des opérations de calcul symbolique, à l’image du fonctionnement d’un ordinateur. Selon cette perspective, la pensée humaine repose sur la manipulation formelle de symboles selon des règles précises, indépendamment de leur signification intrinsèque. Les travaux de chercheurs tels que Turing et Pylyshyn illustrent clairement cette approche en démontrant comment le raisonnement et certaines capacités cognitives peuvent être modélisés à l’aide de systèmes computationnels. »
« Cependant, cette théorie met également en évidence des limites importantes dans l’explication de la cognition humaine. Bien que le computationnalisme permette de rendre compte de certains aspects du raisonnement logique et du traitement de l’information, il demeure insuffisant pour expliquer des dimensions essentielles telles que la compréhension du sens, l’expérience subjective ou encore l’interaction dynamique entre le corps et l’environnement. La cognition humaine ne se réduit donc pas à un simple traitement abstrait de symboles, mais implique aussi des processus incarnés, situés et dépendants du contexte.
Ainsi, cette semaine met en lumière un débat central en sciences cognitives : jusqu’à quel point la pensée humaine peut-elle être expliquée par le calcul, et à partir de quel moment devient-il nécessaire d’intégrer d’autres approches afin de mieux saisir la richesse et la complexité de l’esprit humain. »
JOCELYNE, J'ai tranferé ta ciélo ici, semaine 1. Les Semaine 1-11 s'affichent du bas vers le haut cette année (11-1) pour les rendre bien discernables (!) de l'année 2025l Lis le résumé à la tête de la Semaine 2. (Commence chaque semaine en lisant le résumé, et précise toujours sur quoi ta ciélo est basée: quelle lecture, ou quelle vidéo du cours. Et lis toujours les ciélos des autres (et surtout mes répliques) pour ne pas répéter ce qui a dèjà été dit.)
DeleteJOCELYNE, les symboles en computation (par ex 0, 1) sont arbitraires, ils n'ont pas de signification « intrinsèque » (mais ils peuvent avout une interprtation extrinèque). Peux- to expliquer ça, à partir de la définition de la computation?
DeleteSemaine III- Selon ma lecture et ma compréhension, l’argument de la chambre chinoise de Searle peut s’analyser de la manière suivante :
ReplyDeleteEn 1987, dans Esprits, cerveaux et programmes, John R. Searle soutient que l’intentionnalité dépend des propriétés causales du cerveau et qu’un programme informatique, à lui seul, ne peut la produire. À travers l’argument de la chambre chinoise, il montre qu’un agent peut exécuter correctement un programme sans comprendre le sens des symboles qu’il manipule. Ainsi, la cognition ne se réduit pas à la simple computation, et toute tentative d’intelligence artificielle forte devrait reproduire les capacités causales du cerveau humain. En 2001, le professeur Harnad a souligné l’importance de cet argument dans les débats sur la cognition et l’intelligence artificielle.
JOCELYN, c'est correct ce que tu dis, mais c'est quoi l'argument? Il démontre quoi, et comment? Lis le résumé à la tête de cette page, puis les les autres ciélos pour être sûre que tu as compris ça. C'est très simple, mais il faut le comprendre pour ensuite comprendre le reste de ce cours. Lève la question oralement pendant le cours pour assurer que tu as saisi.
DeleteCe que je retiens surtout de ce texte, c’est que la computation ne consiste pas à comprendre le sens des symboles, mais à les manipuler selon des règles qui portent seulement sur leur forme. Le texte explique que c’est cela qu’a permis de clarifier la machine de Turing : une procédure effective est une suite d’étapes finies, explicites et mécaniquement applicables. J’ai aussi retenu que la computation est indépendante du matériel. La même computation peut être réalisée avec différents supports physiques, tant que les mêmes règles sont suivies. Enfin, le texte insiste sur une distinction importante : simuler un phénomène n’est pas le réaliser.
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