Sunday, January 18, 2026

7. La psychologie évolutive

 Confer, Jaime C., Judith A. Easton, Diana S. Fleischman, Cari D. Goetz, David M. G. Lewis, Carin Perilloux, and David M. Buss (2010) Evolutionary Psychology Controversies, Questions, Prospects, and Limitations American Psychologist 65 (2): 110–126

Jolivet, P. (2007). Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistesL’Entomologiste63(6), 309-3.

Les fondements de l’évolution biologique en bref

"Veuillez donner une explication de « l'effet Baldwin » dans l'évolution biologique, en mettant l'accent sur la « paresse » de l'évolution, qui favorise l'option par défaut, lorsque cela est possible, de reléguer les effets prévisibles à l'environnement, à l'apprentissage ou au langage, au lieu de les coder, dépensièrement, dans les gènes":


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L'effet Baldwin, nommé d'après le psychologue James Mark Baldwin qui a proposé cette idée à la fin du 19ème siècle, fait référence à un mécanisme proposé par lequel des comportements appris peuvent éventuellement devenir innés ou codés génétiquement au fil des générations. Ce concept fait le pont entre l'adaptation environnementale par l'apprentissage et l'évolution génétique.

L'essence de l'effet Baldwin réside dans la manière dont il éclaire l'interaction entre la capacité d'un organisme à apprendre de son environnement et le processus de sélection naturelle. Voici une explication étape par étape du processus, soulignant la « paresse » de l'évolution :

  • L'apprentissage comme Précurseur de l'Évolution : Initialement, des individus au sein d'une espèce développent un comportement adaptatif en réponse aux défis environnementaux par l'apprentissage ou d'autres mécanismes non génétiques. Cet apprentissage n'est pas codé dans le génome et varie entre les individus en fonction de leurs expériences.

  • Reproduction Différentielle : Les individus qui apprennent plus efficacement ont un avantage en termes de survie ou de reproduction par rapport à ceux qui n'apprennent pas. Bien que l'adaptation initiale soit comportementale et non génétique, avec le temps, les individus qui peuvent apprendre ce comportement plus facilement (en raison de leurs prédispositions génétiques) sont plus susceptibles de survivre et de se reproduire.

  • Assimilation Génétique : Au fil des générations, la sélection naturelle favorise ces prédispositions génétiques qui rendent l'apprentissage de comportements spécifiques bénéfiques plus facile. Finalement, ces comportements peuvent devenir moins dépendants de l'apprentissage et plus déterminés génétiquement, surtout si les conditions environnementales rendant le comportement avantageux restent stables et prévisibles.

  • La "Paresse" de l'Évolution : Ce mécanisme démontre la "paresse" ou l'efficacité de l'évolution face aux défis environnementaux prévisibles. Au lieu de coder immédiatement des réponses spécifiques à ces défis dans le génome, ce qui est un processus lent et coûteux en ressources, l'évolution "externalise" initialement l'adaptation à l'apprentissage. Cela permet des réponses flexibles et rapides aux changements environnementaux. Avec le temps, si une réponse apprise spécifique se révèle systématiquement bénéfique sur de nombreuses générations, la sélection naturelle peut favoriser des changements génétiques qui rendent l'acquisition de ce comportement moins coûteuse en ressources et plus fiable.

Ainsi, l'effet Baldwin fournit un chemin pour que les comportements appris influencent les résultats évolutifs sans invoquer l'héritage lamarckien (l'idée discréditée que les caractéristiques acquises peuvent être directement transmises à la descendance). Il met en lumière comment l'évolution peut "capitaliser" sur la flexibilité de l'apprentissage pour finalement intégrer les adaptations réussies dans le code génétique, privilégiant l'option par défaut d'utiliser l'interaction environnementale et l'apprentissage comme première ligne de réponse avant de s'engager dans des changements génétiques plus "coûteux".

Ce processus souligne l'économie de l'évolution, montrant comment elle conserve les ressources en s'appuyant initialement sur l'apprentissage et, seulement plus tard, si cela est bénéfique, en rendant ces adaptations plus permanentes grâce à des changements génétiques.

2021 Vidéo du cours  -- 24 mars 2021




23 comments:

  1. Avant d'afficher ta ciélo, il faut toujours lire les ciélos des autres (et surtout mes répliques) pour ne pas répéter ce qui a dèjà été dit.

    Commencer chaque semaine en lisant le résumé (c. 1000 mots) au haut de sa page dans ce blogue. Préciser toujours sur quoi ta ciélo est basée: quelle lecture, ou quelle vidéo du cours?

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  2. La descendance commune est due à des traits génétiques communs qu’une espèce hérite de ces ancêtres. Par exemple les humains avec les chimpanzés. L'évolution convergente est la similitude de traits dues à un environnement commun. Par exemple les ailes d’une chauve-souris et celles de l’oiseau. Il est plus facile en termes de ressources pour un gène de reléguer ces traits avec l'aide d’éléments prévisibles dans l’environnement au lieu de les encoder dans le génome. Ce n’est pas une préférence ni un choix délibéré mais plutôt un processus aveugle. Les comportements altruistes existent parmi les espèces puisqu'elle favorise la propagation des gènes. La valeur sélective inclusive est la reproduction personnelle plus les comportements altruistes envers ses proches. Plusieurs comportements que nous avons sont nuisibles dans notre environnement présent (le goût du sucre) mais ont servis durant notre environnement originel. Ces comportements ont soit une cause distale ou proximale.

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    1. BENJAMIN, c'est correct, mais il faut rentrer plus en profondeur pour que je puisse constater ta comprehension.

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  3. Ce cielo porte sur les fondements de l’évolution biologique en bref (Extrait du Guide critique de l'évolution, dirigée par Guillaume Lecointre).

    Dans une espèce, les individus présentent des variations et certaines de ces caractéristiques peuvent se transmettre aux générations suivantes. Comme les espèces ont une grande capacité de reproduction mais que les ressources sont limitées, il se crée une compétition pour survivre et se reproduire. L’environnement, incluant les autres espèces et les conditions du milieu, agit alors comme agent de sélection en favorisant les individus dont les caractéristiques sont momentanément avantageuses. Ces individus auront plus de descendants, ce qui fait progressivement changer la population. Le texte précise aussi que les variations apparaissent naturellement et que l’environnement ne fait que sélectionner parmi celles qui existent déjà. La présence de plusieurs variations dans une espèce est donc importante, car elle permet à l’espèce de s’adapter si les conditions changent.

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    1. ALEXANDRA: et les porteurs de ces variations héritables sont les gènes. Les variations non génétiques ne se transmettent pas ainsi, mais si elles sont bévaviorales, elles peuvent s'imiter d'une génération à l'autre.

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  4. Ce ciélo porte sur :  Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistes.

    Le texte explique l’effet Baldwin, une idée selon laquelle un comportement peut d’abord être appris pour mieux s’adapter à l’environnement, puis avec le temps devenir inscrit dans les gènes grâce à la sélection naturelle. Autrement dit, un trait peut commencer comme un apprentissage individuel et finir par devenir inné au fil des générations. Cette idée tente de rapprocher le darwinisme, qui explique l’évolution par la sélection naturelle où les individus les mieux adaptés laissent plus de descendants, et le lamarckisme, qui est l’idée que des caractéristiques acquises pendant la vie d’un individu pourraient être transmises à sa descendance. L’effet Baldwin suggère donc que l’apprentissage peut influencer indirectement l’évolution, mais cette hypothèse reste difficile à prouver et encore débattue.

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    1. ALEXANDRA, l'evolution baldwinienne se fait quand un comportement qui est appris s'avère tellement avantageux à ceux qui l'apprennent que si, ensuite, il y une variation génétique dans l'aptitude ou la motivation à apprendre le comportement, ça va ensuite se transmettre par l'évolution darwinienne (donc génétiquement). (Est-ce que tu saisi la différence?)

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  5. L’évolution biologique, expliquée par Darwin, repose sur trois faits principaux : les individus d’une espèce présentent des variations, ces variations peuvent être transmises aux générations suivantes et les espèces ont une capacité de surpeuplement. Comme les ressources sont limitées, l’environnement crée une sélection naturelle : les individus possédant des traits avantageux survivent et se reproduisent davantage. Avec le temps, ces traits deviennent plus fréquents et l’espèce évolue. La variabilité est essentielle, car elle permet de s’adapter aux changements futurs. L’effet Baldwin montre que certaines adaptations apparaissent d’abord par apprentissage, puis peuvent devenir progressivement génétiques si elles restent avantageuses pendant plusieurs générations.

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    1. À mon avis, ton texte présente clairement les bases de la théorie de l’évolution de Darwin, surtout l’importance de la variabilité, de l’hérédité et de la sélection naturelle. J’apprécie aussi que tu mentionnes le rôle des ressources limitées dans l’environnement, car cela aide à comprendre pourquoi certains individus survivent et se reproduisent plus que d’autres.

      Je trouve aussi intéressante l’idée que la variabilité au sein d’une espèce peut agir comme une sorte de « réserve » pour l’avenir. Même si certains individus semblent moins adaptés dans les conditions actuelles, leurs caractéristiques pourraient devenir utiles si l’environnement change. Cela montre que l’évolution ne cherche pas la perfection, mais plutôt une adaptation constante aux conditions du milieu.

      Ton texte fait également un lien intéressant avec l’effet Baldwin. Cela amène à réfléchir au rôle que l’apprentissage et le comportement peuvent jouer dans l’évolution. Cependant, il me semble que ce phénomène est plus difficile à démontrer scientifiquement, puisqu’il n’est pas toujours facile de distinguer ce qui relève de l’apprentissage social et ce qui devient réellement inscrit dans les gènes.

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    2. SARAH, bonne synthèse, mais attention pour ne pas attribuer trop de finalité: L'évolution c'est juste le résultant d'une interaction entre les variations génétiques et les variations environnementales. Les traits génétique qui s'avère avantageux pour la survie et la reproduction survivent et se reproduisent, et c'est ça l'évolution. Aucune finalité ou intentionnalité (ou planification pour l'avenir dans cette interaction - à l'exception des interactions indirectes avec les intentions d'organismes sentients, comme dans l'évolution baldwinienne. (Et les « mèmes » c'est quoi?)


      NAOMIE, bon suppléments. Mais la « rareté » n'est qu'un attribut (aveugle) de l'environnement vis-à-vis les impératifs des organismes; c'est toujours sans aucune intentionnalité de la part le « l'horloger aveugle ». Et le succès de certains individus est un hasard (génétique), pas un critère ou un principe ou une finalité. L'évolution ne « cherche » rien.

      L’effet Baldwin pourrait en principe déjà se simuler par sélection « artificielle » si des éleveurs humains subdivisaient chaque génération successive d’une population de drosophiles (ces petites mouches à cycle de reproduction très rapide) en deux groupes : dans l’un, seuls les individus capables d’apprendre, à partir d’une séquence de signaux, une série compliquée de mouvements se reproduisent ; dans l’autre (groupe contrôle), la reproduction se fait sans sélection. La capacité visée n’est pas la performance elle-même, mais l’aptitude (la rapidité ou la motivation) à l’acquérir, ce qui est difficile et que la plupart des mouches n’atteignent pas. S’il existe une variation génétique dans cette capacité d’apprentissage, la proportion d’individus capables d’apprendre (ou d’apprendre plus vite) devrait augmenter progressivement d’une génération à l’autre dans la population sélectionnée, mais pas dans le groupe contrôle. La comparaison entre les deux permettrait ainsi de mesurer empiriquement l’effet Baldwin, en distinguant ce qui est acquis par apprentissage et ce qui relève de la transmission héréditaire de la capacité à apprendre, sans supposer que le comportement appris lui-même devienne inné.

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  6. Ce ciélo porte sur : Le principe de Baldwin ou l’effet Baldwin en biologie: une bonne explication ou une échappatoire des darwinistes.

    Le texte présente l’effet Baldwin comme une tentative de rapprocher deux conceptions de l’évolution : le darwinisme et le lamarckisme. Selon cette idée, un organisme peut d’abord s’adapter à son environnement grâce à l’apprentissage ou à des changements de comportement. Si ces adaptations deviennent avantageuses pour la survie, la sélection naturelle pourrait ensuite favoriser des mutations génétiques qui rendent ce trait inné et transmissible.

    Ce concept est intéressant parce qu’il montre que l’apprentissage et l’environnement peuvent influencer l’évolution de façon indirecte. Cependant, comme il est précisé dans le texte, il est difficile de démontrer clairement à quel moment un comportement appris devient réellement inscrit dans les gènes.

    À mon avis, l’effet Baldwin demeure surtout une hypothèse utile pour réfléchir au lien entre le comportement, l’adaptation et l’évolution, même si les preuves directes restent limitées.

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    1. NAOMIE, vide supra: c'est mesurable, autant pour l'apprentissage accéléré que pour l'automatisation de toute la sequence. (Et n'oublie pas que l'inspiration de Darwin pour la sélection naturelle de Darwin fut la sélection artificielle! Mais il est décédé avant l'oeuvre de Mendel et la découverte des gènes.)

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    2. Je comprends votre point. Il est vrai que certains éléments liés à l’effet Baldwin peuvent être observés et mesurés, par exemple l’apprentissage plus rapide ou le fait qu’un comportement devienne plus automatique et répandu dans une population lorsqu’il est utile pour survivre.

      Vous avez aussi raison de rappeler que Darwin s’est inspiré de la sélection artificielle pour développer l’idée de la sélection naturelle, et qu’à son époque, il ne connaissait pas encore les gènes ni les travaux de Mendel.

      Cependant, même si on peut observer et mesurer l’apprentissage et la transmission de certains comportements, il reste difficile de prouver clairement que ces comportements appris deviennent ensuite des traits génétiques héréditaires. C’est surtout cet aspect qui fait encore débat.

      Donc, l’effet Baldwin peut être utile pour comprendre le lien entre apprentissage et adaptation, mais son passage vers une modification génétique reste incertain et difficile à démontrer directement.

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  7. « L’effet Baldwin » est un mécanisme proposant l’idée que les comportements qui sont appris peuvent devenir à la longue innés ou codés génétiquement, de génération en génération. Le postulat de ce mécanisme est que l’évolution génétique est basée sur l’apprentissage, c’est-à-dire que les individus d’une espèce démontrent un comportement adaptatif, dépendamment de l’environnement dans lequel ils sont situés. Selon la sélection naturelle, les individus ayant plus d’avantages pour survivre et reproduire sont ceux dont l’apprentissage est le plus efficace. Les comportements appris sont prédisposés génétiquement et se transmettent entre générations. L’évolution génétique est dite « paresseuse », car il faut d’abord apprendre à faire la bonne chose avec la bonne sorte de choses avant que ces adaptations puissent intégrer le code génétique.

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    1. YASMEEN, enchanté pour tout l'enthousiasme pour l'évolution Baldwinienne, mais une manifestation de la « paresse » de l'évolution est que quand l'apprentissage suffit il n'est pas necessaire d'encoder le comportement intégral, juste renforcer la motivation et la capacité à l'apprendre. Pour le roi des baldwinismes, le langage, il n'est pas nécessaire que les langues soient innées; juste universellement apprenables (et universellement toute-puissantes: la thèse d'effabilité de Katz).

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  8. Ce ciélo porte sur le texte de Confer et al. L’approche interactionniste proposée, qui rejette le déterminisme génétique au profit d’une interaction entre gènes et environnement, me semble convaincante dans la mesure où elle évite une vision réductrice du comportement et permet une explication plus complète en combinant biologie, psychologie et évolution. En théorie, l’articulation des explications ultimes et proximales offre une compréhension plus riche des phénomènes. Toutefois, cette distinction demeure, selon moi, moins claire quant à ce qu’elle permet réellement d’expliquer. De ce que j’ai compris, une explication ultime éclaire les raisons pour lesquelles un trait a été sélectionné au cours de l’évolution, sans nécessairement en préciser le fonctionnement concret chez l’individu, tandis qu’une explication proximale décrit les mécanismes immédiats, sans en éclairer la fonction évolutive. Leur articulation reste ainsi parfois difficile, notamment pour certains phénomènes comme la dépression ou le suicide, dont la fonction évolutive demeure incertaine.

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    1. MURIELLE, bonnes réflexions. On peut ajouter qu'en sciences cognitives, dès que l'apprentissage et le langage rentrent sur la scène, le fardeau de l'explication devient cognitif plutôt que génétique ou adaptatif (sauf pour la capacité à apprendre elle-même). C'est le sens versus le sexe et les serpents...

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  9. Selon ma lecture, l’apprentissage aide les êtres vivants à s’adapter rapidement aux changements de leur environnement.
    Si un comportement appris est utile pendant longtemps, la nature peut le rendre plus facile à acquérir avec le temps.
    L’effet Baldwin montre que les comportements appris peuvent influencer l’évolution sans être directement transmis à la naissance.
    Au début, les êtres vivants utilisent surtout l’apprentissage pour s’adapter.
    Plus tard, si ces adaptations sont vraiment utiles, elles peuvent devenir plus stables grâce aux gènes.
    Cela montre que l’évolution fonctionne de manière simple et économique en utilisant d’abord l’apprentissage.

    1-Est-ce qu’un comportement appris peut devenir plus stable avec le temps grâce à l’évolution ?
    2-Est-ce que j’ai bien compris que l’apprentissage est la première façon dont les êtres vivants s’adaptent à leur environnement ?

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    1. JOCELYNE, ce n’est pas seulement « plus stable » de pouvoir apprendre des comportements plutôt que de les encoder rigidement : c’est surtout beaucoup plus flexible et adaptable — et donc, en un sens, moins « stable ». La « paresse » de l’horloger aveugle n’est pas seulement somnolente, elle est aussi sage… Cela dit, l’évolution ne se limite pas aux comportements : elle est incomparablement plus vaste — et aussi incomparablement plus ancienne...

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  10. En me basant sur le texte de Jolivet et sur l’effet Baldwin, je comprends que la « paresse » de l’évolution ne consiste pas nécessairement à transformer un comportement appris en un comportement inné. Elle peut plutôt consister à favoriser la capacité ou la motivation à apprendre ce comportement, sans avoir à l’encoder directement dans les gènes. Cela permet une adaptation plus flexible, puisque l’organisme peut ajuster son comportement selon le contexte plutôt que de suivre une réponse fixe. L’évolution ne cherche donc pas à tout stabiliser, mais parfois à maintenir une certaine plasticité. Je me demande alors si cette flexibilité a des limites, ou si certains comportements finissent toujours par être encodés.

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  11. Ma ciélo porte sur l'article "Evolutionary Psychology":
    La psychologie évolutionniste rejette l’opposition entre inné et acquis : tous les comportements résulteraient d’une interaction entre mécanismes biologiques et environnement. L’apprentissage reposerait sur des mécanismes psychologiques évolués (par exemple pour éviter l’inceste ou les aliments toxiques). La socialisation aurait une influence réelle mais souvent moins déterminante qu’on ne l’a longtemps pensé.

    Concernant la culture, l’article distingue deux formes : la culture évoquée, qui correspond à des variations de comportement en fonction de l’environnement, et la culture transmise, qui regroupe les idées et les normes. Dans les deux cas, la culture n’est pas une cause autonome : elle dépend de mécanismes psychologiques universels qui déterminent ce qui est appris, transmis ou rejeté.

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  12. Ce que je retiens de ce texte, c’est que l’effet Baldwin essaie d’expliquer comment l’apprentissage peut avoir un lien avec l’évolution. L’idée n’est pas qu’un comportement appris devient directement héréditaire. C’est plutôt qu’un comportement utile peut aider certains individus à mieux survivre, puis la sélection naturelle peut favoriser ceux qui ont plus de facilité à apprendre ce comportement. Le texte montre aussi que cette idée reste controversée, parce qu’il est très difficile de prouver quand un trait appris devient vraiment fixé génétiquement. J’ai trouvé cela intéressant, parce que l’effet Baldwin essaie de faire un lien entre Lamarck et Darwin sans dire exactement la même chose que l’un ou l’autre.

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  13. Selon l'effet Baldwin, un comportement appris peut devenir inné au fil du temps, de génération en génération. Cette évolution se produit grâce à la sélection naturelle. Son explication est simple : les êtres qui possèdent des avantages physiques ou mentaux survivent, alors que ceux qui ne les possèdent pas ne survivent pas, puis disparaissent peu à peu. On peut aussi associer le phénomène à un genre de "paresse" de l'évolution dans le sens où ces avantages se développent lentement au fil des générations. Ces caractéristiques des individus ne sont donc pas présentes dès l'apparition de l'espèce. L'évolutiomn serait donc basée sur des apprentissage qui, au fil du temps, deviennent innés chez les individus de l'espèce.

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