Avant d'afficher ta ciélo, il faut toujours lire les ciélos des autres (et surtout mes répliques) pour ne pas répéter ce qui a dèjà été dit.
Commencer chaque semaine en lisant le résumé (c. 1000 mots) au haut de sa page dans ce blogue. Préciser toujours sur quoi ta ciélo est basée: quelle lecture, ou quelle vidéo du cours?
Le texte présente la théorie de la grammaire universelle de Noam Chomsky, qui s’oppose au behaviorisme. Selon lui, le langage repose sur des capacités innées du cerveau plutôt que sur la simple imitation. Les enfants peuvent produire des phrases nouvelles grâce à une grammaire générative composée de règles inconscientes communes à toutes les langues. L’argument de la pauvreté de l’apport montre qu’ils apprennent malgré peu d’exposition. Toutefois, cette théorie est critiquée par des approches évolutionnistes et interactionnistes, qui expliquent le langage par des capacités générales et l’environnement social et cognitif, ce qui maintient un débat important en sciences cognitives actuelles.
Le contraire de l'hypothèse que la Grammaire Universelle (GU) soit inée serait qu'elle soit apprennable.
(L'apprentissage ne s'agit pas uniquement de l'imitation, ni uniquement du béhaviorisme. Que sont les mécanismes de l'apprentissage que nous avons discutées dans ce cours? Ne produire que les phrases qui respectent la GU, et aucunes qui violent la GU -- c'est une tâche de catégorisation!)
Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n'est pas que les enfants ne peuvent pas apprendre la GU à cause de « trop peu d’exposition » ! C'est parce que ni les enfants ni les adultes ne produisentaucune violation de la GU! Ils ne font jamais d'erreur de GU. Donc ils ne sont jamais exposés aux erreurs de GU. Ainsi ils ne reçoivent jamais des corrections de GU. Par conséquent ils ne peuvent pas apprendre la GU à partir d'essais, erreurs, et corrections (+/- renforcement). Ils n'en ont pas besoin. Car ils « savent » déjà les règles: Elles sont déjà encodées dans leurs cerveaux, par leurs gènes (vraisemblement grâce à l'évolution darwinienne?)
C'est quoi, de catégoriser? Et d'apprendre une catégorie par essais/erreurs/corrections? Considère l'exemple de l'isle des champignons: apprendre les attributs qui distinguent les mangeables des non mangeables (donc les catégories +mangeable vs. -mangeable). C'était quoi le problème de la catégorie « Lélek »?
Le débat général se poursuit parce que les critiques ne distinguent pas la GU et la GO (la « Grammaire Ordinaire ». La GO n'a pas la PdS: Elle s'apprend sans problème par essai/erreur/correction! (Peux-tu expliquer ça à la soeur-cadette?)
Catégoriser, c’est apprendre à distinguer les membres d’une catégorie des non-membres afin de faire la bonne action, souvent par essais, erreurs et corrections, comme dans l’exemple des champignons mangeables ou toxiques. Certaines catégories, comme « Lélek », sont plus difficiles à apprendre par induction seule, car elles reposent sur une combinaison de caractéristiques, ce qui rend l’instruction plus efficace. La Grammaire Universelle (GU), elle, serait innée : on ne fait jamais d’erreurs, donc elle ne s’apprend pas par correction. En revanche, la Grammaire Ordinaire (GO), propre à chaque langue, s’acquiert par l’expérience, car on fait des erreurs qui sont corrigées.
SARAH, « Lélek », étant une catégorie qui n'a pas de non-membres, serait une catégorie inexistante et impossible à apprendre. Il n'y a pas de non-Léleks, donc il n'existe pas d'attributs qui permettent de distinguer les Ls des non-Ls. La GU, par contre, a une infinité de possibles violations, mais personne ne prononce ses violations, donc on ne peut pas apprendre la GU par essai, erreur et correction, comme on apprend la GO. Ainsi, les « règles » de la GU doit être innées, dans la structure évoluée du cerveau. On n'apprend pas la GU: on est né avec.
Le texte « L’univers de Chomsky » permet de mieux comprendre pourquoi Noam Chomsky est une figure aussi importante en linguistique. Il ne s’intéresse pas seulement aux règles d’une langue, mais à notre capacité à apprendre n’importe quelle langue. Selon lui, cette capacité repose sur une « grammaire universelle » innée, présente dans le cerveau humain. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’idée que les enfants produisent rapidement des phrases correctes sans avoir appris toutes les règles. Cela suggère qu’ils ne font pas seulement apprendre par imitation, mais qu’ils possèdent déjà certaines structures mentales. Cette idée remet en question les théories qui expliquent le langage uniquement par l’expérience. Cependant, cette théorie soulève aussi des interrogations. Il est difficile de prouver que cette grammaire est réellement innée, et certains chercheurs pensent plutôt que le langage pourrait s’expliquer par des capacités générales du cerveau et par l’environnement. Ce texte montre que le langage est complexe. Il dépend à la fois de ce qui est inné et de ce qui est appris, ce qui explique pourquoi il est encore très discuté en sciences cognitives.
NAOMIE, bonnes réflexions, mais lis ma réplique à Sarah concernant les multiples moyens d’apprendre.
Il est essentiel de ne pas confondre la GO (Grammaire Ordinaire), (1) qui ne s’applique qu’aux langues individuelles, (2) qui varie d’une langue à l’autre, (3) qui change avec le temps, (4) qui n’a pas le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) et (5) qui est apprenable, avec la GU (Grammaire Universelle), (1a) qui s’applique à toutes les langues, (2a) qui ne varie pas d’une langue à l’autre, (3a) qui ne change pas avec le temps, (4a) qui a le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) et (5a) qui est, à cause de la PdS, non apprenable.
Ainsi, Chomsky tire la conclusion que la GU doit être innée, puisque les enfants et les adultes humains respectent toutes les règles de la GU sans les avoir apprises.
Qu’est-ce que cette PdS grâce à laquelle les règles de la GU ne sont pas apprenables (par aucune « capacité générale ») ? Explique-le en termes d’apprentissage de catégories. La complexité concerne la question de savoir comment cette capacité innée aurait pu évoluer (puisque l’évolution est une forme d’apprentissage par essais/erreurs/corrections à travers les générations de variations génétiques, « corrigées » par le succès ou l’insuccès de la transmission des gènes via la survie et la reproduction).
La pauvreté du stimulus (PdS) veut dire que l’enfant ne reçoit pas assez d’exemples dans son environnement pour apprendre toutes les règles de la grammaire universelle seulement par imitation ou par essais et erreurs. Si on pense en termes d’apprentissage de catégories, normalement on apprend en voyant plusieurs exemples et contre-exemples. Par exemple, pour reconnaître la catégorie des « oiseaux », on voit différents oiseaux et aussi des animaux qui n’en sont pas, ce qui aide à faire des distinctions. Mais pour le langage, selon Chomsky, ce n’est pas suffisant. L’enfant n’entend pas assez d’exemples, surtout pas d’exemples clairs d’erreurs, pour apprendre toutes les règles de la grammaire. Pourtant, il arrive très tôt à reconnaître ce qui est correct ou non dans une phrase, sans avoir été corrigé pour tout. La PdS signifie donc que l’expérience seule ne suffit pas pour expliquer cet apprentissage. Cela suggère que certaines règles du langage sont déjà présentes dans le cerveau. Enfin, cela pose une question sur l’évolution. Si ces règles sont innées, il faut expliquer comment elles ont pu apparaître et se transmettre au fil du temps? Cela reste difficile à expliquer seulement par l’apprentissage et la sélection naturelle.
Le texte ne donne pas une définition concrète sur ce qu'est la grammaire universelle mais nous l'explique implicitement. Beaucoup d'emphase est mis sur la raison pourquoi Chomsky pense qu'elle existe. Le texte sous-entend que la grammaire universelle serait la structure mentale inconsciente et innée que l’humain possède lui permettant d'apprendre n’importe quelle langue. Chomsky déduit que puisqu’un enfant est trop jeune pour apprendre les règles grammaticales d’une langue ces règles doivent donc être innées. Mais cette théorie n'est ni prouvable ni testable donc pourquoi doit-elle être prise au sérieux ?
BENJAMIN, tu te trompes sur l’argument. Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n’est pas que l’enfant est « trop jeune » ou qu’il n’a « pas assez de temps ». C’est que ni les enfants ni les adultes ne produisent aucune violation de la GU (Grammaire Universelle tout en produisant beaucoup d’erreurs de la GO (Grammaire Ordinaire (qui, elles, sont corrigées).
Donc : pas de violations de la GU → pas d’exposition à ces violations → pas de corrections → donc pas d’apprentissage possible par essais/erreurs/corrections. C’est cela l’argument de la PdS.
Exemple simple (français) :
Phrase : « Le garçon qui est en train de pleurer est parti. » Question correcte : « Est-ce que le garçon qui est en train de pleurer est parti ? »
Violation de type GU (structure non respectée) : « Est-ce que le garçon qui en train de pleurer est parti ? »
Autrement dit, les règles dépendent de la structure (arbre syntaxique), pas de la simple position linéaire des mots.
Cela dit, il faut ajouter que la PdS et la GU restent controversées aujourd’hui : certains pensent que des capacités d’apprentissage générales pourraient suffire.
Lis attentivement mes répliques à SARAH et NAOMIE ci-dessus.
BENJAMIN, tu te trompes sur l’argument. Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n’est pas que l’enfant est « trop jeune » ou qu’il n’a « pas assez de temps ». C’est que ni les enfants ni les adultes ne produisent aucune violation de la GU Grammaire Universelle) , tout en produisant beaucoup d’erreurs de la GO (Grammaire Ordinaire(qui, elles, sont corrigées).
Donc : pas de violations de la GU → pas d’exposition à ces violations → pas de corrections → donc pas d’apprentissage possible par essais/erreurs/corrections. C’est cela l’argument de la PdS.
Exemple simple (français) :
Phrase : « Le garçon qui est en train de pleurer est parti. » Question correcte : « Est-ce que le garçon qui est en train de pleurer est parti ? »
Violation de type GU (structure non respectée) : « Est-ce que le garçon qui en train de pleurer est parti ? »
Autrement dit, les règles dépendent de la structure (arbre syntaxique), pas de la simple position linéaire des mots.
Cela dit, il faut ajouter que la PdS et la GU restent controversées aujourd’hui : certains pensent que des capacités d’apprentissage générales pourraient suffire.
Lis attentivement mes répliques à SARAH et NAOMIE ci-dessus.
Phrase de base : « Le garçon qui est dans la cour est parti. »
Question correcte (structure-dépendante) : « Est-ce que le garçon qui est dans la cour est parti ? »
Violation de type GU (règle linéaire) : « Est-ce que le garçon qui dans la cour est parti est ? »
La règle correcte ne déplace pas « le premier est », mais celui qui est hiérarchiquement lié à la phrase principale. C’est cela la dépendance à la structure (arbre), et non à la position linéaire.
Point important : les enfants n’essaient pas la règle linéaire (ou ne la conservent pas), bien qu’elle soit plus simple.
Conclusion critique (à garder explicite, surtout aujourd’hui) :
– L’argument PdS reste la motivation centrale de la GU  – Mais son interprétation est contestée (richesse de l’input, biais inductifs, etc.) – Et « Merge » n’a pas de validation empirique directe indépendante
Autrement dit : il existe un exposé canonique de l’argument, mais pas un consensus empirique canonique sur sa validité.
Pour en savoir plus il faut suivre un cours de syntaxe contemporaine.
Est-ce que vous avez une définition simple de ce qu'est la grammaire universelle? Qu'est-ce qui la distingue de la grammaire ordinaire? Il me semble qu'il serait tout à fait possible pour un enfant qui apprend à parler de dire la phrase « Est-ce que le garçon qui dans la cour est parti est ? »
BENJAMIN, oui, logiquement, un enfant pourrait produire cette phrase — et c'est justement le cœur de l'argument PdS. Si un enfant appliquait une règle linéaire simple (« déplace le premier verbe »), il devrait produire ce genre d'erreur, au moins transitoirement. Or les données montrent que cela n'arrive pas — pas rarement : jamais. Et pourtant, les enfants font plein d'autres erreurs de la GO, qu'ils corrigent au fil du temps grâce aux corrections de l'entourage. Mais pour les violations de la GU, il n'y a rien à corriger, parce qu'il n'y a jamais eu d'erreur. C'est précisément ce constat qui force l'hypothèse innatiste : comment l'enfant sait-il d'emblée qu'il faut suivre la structure hiérarchique de la phrase, et non l'ordre linéaire des mots — sans jamais avoir essayé la règle linéaire, et sans avoir reçu la moindre correction à ce sujet ?
La théorie de Noam Chomsky explique que les humains ont une capacité innée pour apprendre le langage, appelée la grammaire universelle. Cette idée s’oppose à la théorie selon laquelle on apprend à parler seulement par imitation ou par essais et erreurs. Un point important est que parler une langue c’est un peu comme faire de la catégorisation, on doit être capable de reconnaître si une phrase est correcte ou non. Normalement pour apprendre une catégorie, on doit voir des exemples corrects et incorrects, puis être corrigé. Par exemple, comme distinguer des aliments mangeables et non mangeables. Mais dans le cas du langage, il y a un problème, les enfants font des erreurs simples comme des fautes de conjugaison, mais jamais des erreurs profondes qui seraient impossibles dans toutes les langues. C’est ça le vrai sens du problème de la pauvreté du stimulus : ce n’est pas juste qu’il n’y a pas assez d’exemples, mais plutôt qu’il manque les informations nécessaires pour apprendre ces règles par essais et erreurs. Comme les enfants ne voient jamais d’exemples incorrects de la grammaire universelle, ils ne peuvent pas l’apprendre de manière normale. En conclusion, il faut faire la différence entre la grammaire universelle, qui est innée, et la grammaire ordinaire, qui change selon la langue et qui elle peut s’apprendre avec l’expérience.
ADAM, bon résumé. Apprendre les catégories sensorimotrices par essai/erreur/correction ressemble à apprendre la grammaire ordinaire (GO) sauf que dans le premier il faut apprendre à détecter les attributs sensorimoteurs qui distinguent les membres des non-membres de la catégorie et dans le second il faut apprendre les règles qui distinguent les phrases respectent les règles des phrases qui violent les règles. (Le GU est non-apprennable parce que les enfants ne violent jamais les règles (structurales) de la GU. Donc elles doivent être innées.) (Pourquoi?)
Ce que je trouve intéressant avec Chomsky, c’est qu’il casse l’idée que le langage s’apprend juste par imitation et essais et erreurs. Le fait qu’un enfant puisse produire des phrases totalement nouvelles sans les avoir entendues, montre qu’il y a forcément autre chose que du simple apprentissage behavioriste.
Son argument de la pauvreté de l’apport est assez convaincant : les enfants n’ont pas assez d’exemples pour apprendre toutes les règles du langage, pourtant ils les maîtrisent très vite. Donc il doit y avoir une structure innée, une sorte de « grammaire universelle » qui guide l’apprentissage.
Mais en même temps, ça pose un problème par rapport à ce qu’on a vu avec l’ancrage et la catégorisation. Si le langage était totalement inné et indépendant de l’expérience, ça voudrait dire qu’il pourrait fonctionner sans base sensorimotrice. Or, on a vu que les mots doivent être ancrés quelque part, sinon ils restent vides.
C’est là que les critiques deviennent intéressantes. Des auteurs comme Lieberman ou Lakoff montrent que le langage est probablement plus distribué et lié à d’autres capacités, plutôt qu’un module isolé. Donc au lieu d’une grammaire purement abstraite, on aurait un système qui reste connecté au monde.
La théorie de la grammaire universelle de Noam Chomsky s’oppose à l’idée que le langage s’apprend uniquement par imitation et essais et erreurs. Selon lui, les humains disposent de principes innés qui orientent l’acquisition du langage. On observe notamment que les individus ne font pas d’erreurs de grammaire universelle, c’est-à-dire qu’ils ne produisent pas de structures impossibles dans les langues humaines, ce qui montre que ces règles ne sont pas apprises par correction. Cela permet de distinguer la grammaire universelle, commune à toutes les langues, de la grammaire propre à chaque langue, qui varie et s’apprend avec l’expérience. Le langage repose sur des règles inconscientes qui permettent de créer une infinité de phrases à partir d’un nombre limité de mots. Ces règles suivent la structure des phrases plutôt que la simple position des mots. Ainsi, les locuteurs reconnaissent naturellement les phrases possibles et impossibles, ce qui indique que ces contraintes sont déjà présentes dans le cerveau humain.
ALEXANDRA, bonne synthèse. Mais qu'est-ce qui est particulier concernant la langue ? Ce n'est pas la possibilité « de créer une infinité de phrases à partir d'un nombre limité de mots ». On peut déjà parcourir une infinité de distances à partir d'un nombre limité de pieds, compter une infinité de nombres à partir d'un nombre limité de symboles, créer une infinité de mélodies à partir d'un nombre limité de notes. Quelle est donc la particularité de la langue quant à son pouvoir d'exprimer une infinité de pensées à partir d'un nombre limité de mots ?
Le texte de Harnad présente la théorie de la grammaire universelle en insistant sur le fait que ses règles ne peuvent pas être apprises par essais et erreurs. En effet, les enfants n’entendent que des phrases conformes à ces règles et ne produisent pas de violations, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas apprendre à partir de corrections. Ils semblent donc connaître ces règles de manière inconsciente dès le départ, ce qui explique leur capacité à juger immédiatement si une phrase est bien formée. Le texte souligne aussi que cette hypothèse pose un problème pour l’explication évolutive, puisqu’on ne voit pas clairement comment ces règles auraient pu apparaître par sélection naturelle. Enfin, il suggère que la grammaire universelle pourrait être liée à la structure même de la pensée, de sorte que seules les pensées conformes à ces contraintes peuvent être exprimées.
La capsule sur la grammaire universelle permet de reformuler le problème du langage en termes de catégorisation : parler consiste à distinguer les phrases possibles des phrases impossibles. Cependant, contrairement aux catégories ordinaires apprises par essais, erreurs et corrections, la GU ne donne jamais lieu à des violations observables. Il n’y a donc ni exposition à des erreurs ni possibilité de rétroaction corrective, ce qui empêche son acquisition par des mécanismes d’apprentissage généraux tels que l’apprentissage par renforcement, l’induction à partir de l’expérience sensorimotrice ou l’apprentissage supervisé. Cela suggère que la GU n’est pas une catégorie acquise, mais une contrainte préalable sur toutes les catégories linguistiques possibles. Autrement dit, elle ne constitue pas un contenu appris, mais une limite sur ce qui peut être catégorisé comme « phrase ». Cette idée me semble toutefois entrer en tension avec l’ancrage des symboles. Si le sens des mots repose sur l’expérience sensorimotrice, il devient difficile d’expliquer comment des règles purement syntaxiques pourraient fonctionner indépendamment du sens. Le problème tient ainsi au fait que l’ancrage des symboles suppose que le sens est nécessaire au fonctionnement du langage, alors que la GU postule une autonomie de la syntaxe, ce qui rend leur articulation conceptuellement problématique.
MURIELLE, bravo, tu as mis le doigt sur une question qui est encore sans réponse en linguistique : la syntaxe peut-elle vraiment être autonome par rapport à la sémantique ? C'est là le problème auquel Chomsky se heurtait lorsqu'il a suggéré que la GU ne porterait peut-être pas sur la façon dont les choses peuvent être dites (la syntaxe), mais sur ce qui peut être pensé.
Le texte de Harnad (2014) met en lumière une contrainte méthodologique centrale de la GU, à savoir qu’en l’absence d’une théorie alternative capable de générer exactement l’ensemble des phrases jugées grammaticales, la GU demeure difficile à remplacer, malgré un statut explicatif problématique. Autrement dit, il me semble que la question ne porte pas seulement sur le caractère inné de la GU, mais sur le fait qu’aucune autre hypothèse ne parvient à reproduire cette capacité de catégorisation. Cela conduit donc à interroger le statut des données elles-mêmes. La GU repose sur des jugements de grammaticalité, c’est-à-dire sur notre capacité à distinguer intuitivement les phrases possibles des impossibles. Mais, contrairement aux autres catégories, ces jugements ne semblent pas découler de l’expérience ni d’un apprentissage fondé sur l’erreur et la correction, ce qui complique leur explication. Cette difficulté renvoie directement à un enjeu central du cours : comment expliquer et valider des capacités cognitives lorsque les données sur lesquelles elles reposent ne sont ni directement observables ni apprenables par les mécanismes classiques.
MURIELLE, encore des bonnes réflexions. Mais n'oublie pas que l'inférence que la GU soit innée ne repose pas seulement sur les jugements de grammaticalité, selon les oreilles des adultes, mais aussi sur le fait que les enfants ne prononcent jamais les violations de la GU.
Les règles syntaxiques (tant pour la GU inaprennable que pour la GO apprenable) sont des capacités miroir -- de perception ainsi que de production. Les attributs des champignons ne sont pas ainsi: on les voit, on les mange, mais on ne les produit pas (sauf si on est champignonniste!)
Ce que je retiens surtout de ce texte, c’est que Chomsky rejette l’idée que le langage s’apprend seulement par imitation, essais et erreurs. Selon lui, les enfants peuvent produire et comprendre des phrases qu’ils n’ont jamais entendues, ce qui suggère qu’ils disposent déjà de certaines structures innées pour guider l’apprentissage de leur langue. J’ai aussi retenu l’argument de la « pauvreté de l’apport » : l’enfant reçoit trop peu d’exemples pour apprendre toutes les règles seulement à partir de l’expérience. Le texte montre aussi que cette théorie a été critiquée, surtout par ceux qui pensent que le langage dépend davantage de capacités générales du cerveau et de l’interaction avec l’environnement. Je trouve ce débat intéressant, parce qu’il oppose deux façons très différentes d’expliquer le langage.
Philip, tu as lu l'article, mais stp lire les autres commentaires et mes répliques sur la GU, la GO, la PdS, l'apprennabilité et l'innéité pour renforcer et approfondir ta compréhension, qui est encore trop superficielle.
Le texte de Bruno Dubuc montre que le plus gros problème avec la conscience, ce n’est pas juste de comprendre comment le cerveau fonctionne, mais surtout d’expliquer pourquoi on ressent quelque chose. La science est capable d’expliquer plein de choses, comme comment on perçoit une douleur ou une couleur, mais ça ne veut pas dire qu’on comprend pourquoi ça “fait quelque chose” à l’intérieur de nous. Il y a donc un écart entre ce qui se passe dans le cerveau et ce qu’on ressent, ce qui s'appelle le explanatory gap. Par exemple, on peut savoir quelles parties du cerveau sont activées quand on voit du rouge, mais ça n’explique pas pourquoi le rouge a une sensation particulière pour nous. C’est ce qu’on appelle les qualia, c’est-à-dire l’expérience personnelle de ce qu’on ressent. Donc même si on arrivait à tout expliquer sur le cerveau, on se poserait toujours la même question, pourquoi est-ce qu’on ressent quelque chose au lieu de rien du tout ? C’est ça qui rend la conscience vraiment difficile à expliquer.
ADAM, c'est beau, mais ceci est le fil de discussion de la semaine 9 sur Chomsky, pas 10, sur le ressenti. Et ce qui rend le ressenti difficile à expliquer c'est qu'il semble superflu, causalement. En principe, le « Problème Facile » (c'est quoi?) parait solutionnable sans aucun rôle causal pour le ressenti (malgré le fait qu'on sait avec la certitude cartesienne qu,on ressent.): le « Problème Difficile »,
Le texte de Stevan Harnad explique qu’il existe deux types de problèmes en sciences cognitives. Le premier, appelé le problème facile consiste à expliquer comment les humains sont capables de faire ce qu’ils font, comme parler, comprendre ou résoudre des problèmes. Pour ça, Alan Turing propose le test de Turing, qui consiste à créer une machine capable d’agir comme un humain au point qu’on ne puisse pas faire la différence, mais il y a un autre problème, beaucoup plus difficile expliquer pourquoi et comment on ressent des choses, comme la douleur ou les émotions. Même si une machine réussit à agir exactement comme un humain, ça ne veut pas dire qu’elle comprend vraiment ou qu’elle ressent quelque chose. C’est ce que montre John Searle avec l’exemple de la chambre chinoise. Par contre, même avec ça il reste un problème, le ressenti. Comme l'a dit René Descartes, nous sommes les seuls à savoir ce qu’on ressent vraiment. Et le plus anormale c’est que même si on réussissait à expliquer complètement tout ce qu’un humain peut faire, le fait qu’il ressente quelque chose ne serait toujours pas expliqué.
Le problème facile correspond à la question suivante : comment et pourquoi est-ce que les humains sont capables de faire ce qu'ils sont capable de faire ? Le problème difficile correspond à comment et pourquoi le cerveau ressent-il ? Selon Chomski, il y a deux types de grammaire : la grammaire universelle et la grammaire ordinaire. La première correspond à une grammaire composée de règles pouvant être comparée à un algorithme. Ces règles sont, Selon Chomski, innées. La grammaire ordinaire, quant à elle, serait apprise plutôt qu'innée. Une partie intéressante de la recherche expose aussi un problème complex : bien que nous sachions quelles parties du cerveau s'activent dépendamment de différents stimulus, nous ne savons pas comment elles fonctionnent, ou comment la pensée est générée.
LÉANNE, le PF et le PD (Semaine 10) n'ont rien à voir avec la GU, la GO, la PdS, et l'innéité. Stp, lis toujours les autres commentaires et mes répliques, avant d'afficher la tienne. Que sont la GU, la GO, la PdS, et l'innéité. Et répond concernant le PD dans son propre fil de discussion.
Semaines 9 Texte 1 – La théorie du langage selon Noam Chomsky Selon ma lecture, Noam Chomsky explique que les êtres humains possèdent une capacité innée pour apprendre le langage. Cette capacité, appelée grammaire universelle, serait commune à toutes les langues du monde. Ainsi, les enfants apprennent à parler rapidement et naturellement, sans avoir besoin de tout apprendre de façon explicite. Même si cette théorie est encore discutée et critiquée, elle reste très importante, car aucune autre explication n’est aussi complète pour expliquer l’acquisition du langage. Questions (Texte 1) 1. Comment peut-on démontrer que la grammaire universelle est réellement innée ? 2. Pourquoi les enfants apprennent-ils une langue aussi rapidement malgré sa complexité ? 3. Existe-t-il aujourd’hui des théories aussi solides que celle de Chomsky? Texte 2 – La réflexion sociale de Noam Chomsky (réponse à Stevan Harnad) Dans sa réflexion sociale, Noam Chomsky affirme qu’il n’existe pas de solution unique pour changer le monde. Le changement social dépend de plusieurs facteurs et reste souvent imprévisible. Cependant, il propose trois actions essentielles : • s’éduquer, • s’organiser collectivement, • agir concrètement. Selon lui, l’éducation permet de mieux comprendre la réalité, tandis que l’action collective donne plus de force pour transformer la société. Questions (Texte 2) 1. Pourquoi Chomsky affirme-t-il qu’il n’existe pas de solution universelle pour changer la société? 2. En quoi l’organisation collective est-elle importante pour provoquer un changement social? 3. Comment peut-on appliquer concrètement ces idées dans la vie quotidienne ?
JOCELYNE, il y a deux sortes de grammaires: La grammaire ordinaire GO, et la grammaire universelle (GU). La GO s’apprend (comment?), donc elle n’est pas innée. La GU ne peut pas s’apprendre (pourquoi pas?), mais les enfants ne font jamais d’erreur de GU: C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée.
Q1: La GU est inapprenable à cause de la pauvreté du stimulus (PdS): les enfants parlent conformément aux règles de la GU; ils ne font jamais d’erreurs.
Q2: Ça prend 1-2 années pour apprendre la GO par essai et erreur. Mais pour la GU les enfants parlent presque d’emblée sans erreur. C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée.
Q3: Il n’existe pas d’autre théorie de la provenance de la GU. C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée. La GO s’apprend (comment?) mais elle n’a pas de PdS, donc on n’a pas besoin de théorie. Mais il y en a qui disent que la GU est apprenable ou que la GU n’existe pas. Tout ça est la conséquence de ne pas distinguer la GO de la GU.
C’est quoi le texte 2? Les Q1 - Q3 ne concernent pas les sciences cognitives.
En me basant sur le texte de Harnad, je comprends que la grammaire universelle ne fonctionne pas comme les autres catégories qu’on apprend. Normalement, apprendre une catégorie demande des exemples, des erreurs et des corrections. Mais dans le cas de la GU, il n’y a pas vraiment d’erreurs observables, donc aucun moyen de l’apprendre de cette façon. Ça veut dire que ce n’est pas quelque chose qu’on construit avec l’expérience, mais plutôt une structure déjà présente. Je trouve ça intéressant parce que ça montre une limite de l’apprentissage. Je me demande alors si certaines capacités du langage échappent complètement à l’expérience.
Avant d'afficher ta ciélo, il faut toujours lire les ciélos des autres (et surtout mes répliques) pour ne pas répéter ce qui a dèjà été dit.
ReplyDeleteCommencer chaque semaine en lisant le résumé (c. 1000 mots) au haut de sa page dans ce blogue. Préciser toujours sur quoi ta ciélo est basée: quelle lecture, ou quelle vidéo du cours?
Le texte présente la théorie de la grammaire universelle de Noam Chomsky, qui s’oppose au behaviorisme. Selon lui, le langage repose sur des capacités innées du cerveau plutôt que sur la simple imitation. Les enfants peuvent produire des phrases nouvelles grâce à une grammaire générative composée de règles inconscientes communes à toutes les langues. L’argument de la pauvreté de l’apport montre qu’ils apprennent malgré peu d’exposition. Toutefois, cette théorie est critiquée par des approches évolutionnistes et interactionnistes, qui expliquent le langage par des capacités générales et l’environnement social et cognitif, ce qui maintient un débat important en sciences cognitives actuelles.
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DeleteSARAH,
Le contraire de l'hypothèse que la Grammaire Universelle (GU) soit inée serait qu'elle soit apprennable.
(L'apprentissage ne s'agit pas uniquement de l'imitation, ni uniquement du béhaviorisme. Que sont les mécanismes de l'apprentissage que nous avons discutées dans ce cours? Ne produire que les phrases qui respectent la GU, et aucunes qui violent la GU -- c'est une tâche de catégorisation!)
Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n'est pas que les enfants ne peuvent pas apprendre la GU à cause de « trop peu d’exposition » ! C'est parce que ni les enfants ni les adultes ne produisent aucune violation de la GU! Ils ne font jamais d'erreur de GU. Donc ils ne sont jamais exposés aux erreurs de GU. Ainsi ils ne reçoivent jamais des corrections de GU. Par conséquent ils ne peuvent pas apprendre la GU à partir d'essais, erreurs, et corrections (+/- renforcement). Ils n'en ont pas besoin. Car ils « savent » déjà les règles: Elles sont déjà encodées dans leurs cerveaux, par leurs gènes (vraisemblement grâce à l'évolution darwinienne?)
C'est quoi, de catégoriser? Et d'apprendre une catégorie par essais/erreurs/corrections? Considère l'exemple de l'isle des champignons: apprendre les attributs qui distinguent les mangeables des non mangeables (donc les catégories +mangeable vs. -mangeable). C'était quoi le problème de la catégorie « Lélek »?
Le débat général se poursuit parce que les critiques ne distinguent pas la GU et la GO (la « Grammaire Ordinaire ». La GO n'a pas la PdS: Elle s'apprend sans problème par essai/erreur/correction! (Peux-tu expliquer ça à la soeur-cadette?)
Catégoriser, c’est apprendre à distinguer les membres d’une catégorie des non-membres afin de faire la bonne action, souvent par essais, erreurs et corrections, comme dans l’exemple des champignons mangeables ou toxiques. Certaines catégories, comme « Lélek », sont plus difficiles à apprendre par induction seule, car elles reposent sur une combinaison de caractéristiques, ce qui rend l’instruction plus efficace. La Grammaire Universelle (GU), elle, serait innée : on ne fait jamais d’erreurs, donc elle ne s’apprend pas par correction. En revanche, la Grammaire Ordinaire (GO), propre à chaque langue, s’acquiert par l’expérience, car on fait des erreurs qui sont corrigées.
DeleteSARAH, « Lélek », étant une catégorie qui n'a pas de non-membres, serait une catégorie inexistante et impossible à apprendre. Il n'y a pas de non-Léleks, donc il n'existe pas d'attributs qui permettent de distinguer les Ls des non-Ls. La GU, par contre, a une infinité de possibles violations, mais personne ne prononce ses violations, donc on ne peut pas apprendre la GU par essai, erreur et correction, comme on apprend la GO. Ainsi, les « règles » de la GU doit être innées, dans la structure évoluée du cerveau. On n'apprend pas la GU: on est né avec.
DeleteLe texte « L’univers de Chomsky » permet de mieux comprendre pourquoi Noam Chomsky est une figure aussi importante en linguistique. Il ne s’intéresse pas seulement aux règles d’une langue, mais à notre capacité à apprendre n’importe quelle langue.
ReplyDeleteSelon lui, cette capacité repose sur une « grammaire universelle » innée, présente dans le cerveau humain. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’idée que les enfants produisent rapidement des phrases correctes sans avoir appris toutes les règles. Cela suggère qu’ils ne font pas seulement apprendre par imitation, mais qu’ils possèdent déjà certaines structures mentales. Cette idée remet en question les théories qui expliquent le langage uniquement par l’expérience.
Cependant, cette théorie soulève aussi des interrogations. Il est difficile de prouver que cette grammaire est réellement innée, et certains chercheurs pensent plutôt que le langage pourrait s’expliquer par des capacités générales du cerveau et par l’environnement.
Ce texte montre que le langage est complexe. Il dépend à la fois de ce qui est inné et de ce qui est appris, ce qui explique pourquoi il est encore très discuté en sciences cognitives.
NAOMIE, bonnes réflexions, mais lis ma réplique à Sarah concernant les multiples moyens d’apprendre.
DeleteIl est essentiel de ne pas confondre la GO (Grammaire Ordinaire), (1) qui ne s’applique qu’aux langues individuelles, (2) qui varie d’une langue à l’autre, (3) qui change avec le temps, (4) qui n’a pas le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) et (5) qui est apprenable, avec la GU (Grammaire Universelle), (1a) qui s’applique à toutes les langues, (2a) qui ne varie pas d’une langue à l’autre, (3a) qui ne change pas avec le temps, (4a) qui a le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) et (5a) qui est, à cause de la PdS, non apprenable.
Ainsi, Chomsky tire la conclusion que la GU doit être innée, puisque les enfants et les adultes humains respectent toutes les règles de la GU sans les avoir apprises.
Qu’est-ce que cette PdS grâce à laquelle les règles de la GU ne sont pas apprenables (par aucune « capacité générale ») ? Explique-le en termes d’apprentissage de catégories. La complexité concerne la question de savoir comment cette capacité innée aurait pu évoluer (puisque l’évolution est une forme d’apprentissage par essais/erreurs/corrections à travers les générations de variations génétiques, « corrigées » par le succès ou l’insuccès de la transmission des gènes via la survie et la reproduction).
La pauvreté du stimulus (PdS) veut dire que l’enfant ne reçoit pas assez d’exemples dans son environnement pour apprendre toutes les règles de la grammaire universelle seulement par imitation ou par essais et erreurs. Si on pense en termes d’apprentissage de catégories, normalement on apprend en
Deletevoyant plusieurs exemples et contre-exemples. Par exemple, pour reconnaître la catégorie des « oiseaux », on voit différents oiseaux et aussi des animaux qui n’en sont pas, ce qui aide à faire des distinctions. Mais pour le langage, selon Chomsky, ce n’est pas suffisant. L’enfant n’entend pas assez d’exemples, surtout pas d’exemples clairs d’erreurs, pour apprendre toutes les règles de la grammaire. Pourtant, il arrive très tôt à reconnaître ce qui est correct ou non dans une phrase, sans avoir été corrigé pour tout. La PdS signifie donc que l’expérience seule ne suffit pas pour expliquer cet apprentissage. Cela suggère que certaines règles du langage sont déjà présentes dans le cerveau. Enfin, cela pose une question sur l’évolution. Si ces règles sont innées, il faut expliquer comment elles ont pu apparaître et se transmettre au fil du temps? Cela reste difficile à expliquer seulement par l’apprentissage et la sélection naturelle.
Le texte ne donne pas une définition concrète sur ce qu'est la grammaire universelle mais nous l'explique implicitement. Beaucoup d'emphase est mis sur la raison pourquoi Chomsky pense qu'elle existe. Le texte sous-entend que la grammaire universelle serait la structure mentale inconsciente et innée que l’humain possède lui permettant d'apprendre n’importe quelle langue. Chomsky déduit que puisqu’un enfant est trop jeune pour apprendre les règles grammaticales d’une langue ces règles doivent donc être innées. Mais cette théorie n'est ni prouvable ni testable donc pourquoi doit-elle être prise au sérieux ?
ReplyDeleteBENJAMIN, tu te trompes sur l’argument. Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n’est pas que l’enfant est « trop jeune » ou qu’il n’a « pas assez de temps ». C’est que ni les enfants ni les adultes ne produisent aucune violation de la GU (Grammaire Universelle tout en produisant beaucoup d’erreurs de la GO (Grammaire Ordinaire (qui, elles, sont corrigées).
DeleteDonc : pas de violations de la GU → pas d’exposition à ces violations → pas de corrections → donc pas d’apprentissage possible par essais/erreurs/corrections. C’est cela l’argument de la PdS.
Exemple simple (français) :
Phrase : « Le garçon qui est en train de pleurer est parti. »
Question correcte : « Est-ce que le garçon qui est en train de pleurer est parti ? »
Violation de type GU (structure non respectée) : « Est-ce que le garçon qui en train de pleurer est parti ? »
Autrement dit, les règles dépendent de la structure (arbre syntaxique), pas de la simple position linéaire des mots.
Cela dit, il faut ajouter que la PdS et la GU restent controversées aujourd’hui : certains pensent que des capacités d’apprentissage générales pourraient suffire.
Lis attentivement mes répliques à SARAH et NAOMIE ci-dessus.
BENJAMIN, tu te trompes sur l’argument. Le problème de la Pauvreté du Stimulus (PdS) n’est pas que l’enfant est « trop jeune » ou qu’il n’a « pas assez de temps ». C’est que ni les enfants ni les adultes ne produisent aucune violation de la GU Grammaire Universelle) , tout en produisant beaucoup d’erreurs de la GO (Grammaire Ordinaire(qui, elles, sont corrigées).
DeleteDonc : pas de violations de la GU → pas d’exposition à ces violations → pas de corrections → donc pas d’apprentissage possible par essais/erreurs/corrections. C’est cela l’argument de la PdS.
Exemple simple (français) :
Phrase : « Le garçon qui est en train de pleurer est parti. »
Question correcte : « Est-ce que le garçon qui est en train de pleurer est parti ? »
Violation de type GU (structure non respectée) : « Est-ce que le garçon qui en train de pleurer est parti ? »
Autrement dit, les règles dépendent de la structure (arbre syntaxique), pas de la simple position linéaire des mots.
Cela dit, il faut ajouter que la PdS et la GU restent controversées aujourd’hui : certains pensent que des capacités d’apprentissage générales pourraient suffire.
Lis attentivement mes répliques à SARAH et NAOMIE ci-dessus.
Autre exemple de violation de GU:
DeletePhrase de base :
« Le garçon qui est dans la cour est parti. »
Question correcte (structure-dépendante) :
« Est-ce que le garçon qui est dans la cour est parti ? »
Violation de type GU (règle linéaire) :
« Est-ce que le garçon qui dans la cour est parti est ? »
La règle correcte ne déplace pas « le premier est », mais celui qui est hiérarchiquement lié à la phrase principale. C’est cela la dépendance à la structure (arbre), et non à la position linéaire.
Point important : les enfants n’essaient pas la règle linéaire (ou ne la conservent pas), bien qu’elle soit plus simple.
Conclusion critique (à garder explicite, surtout aujourd’hui) :
– L’argument PdS reste la motivation centrale de la GU 
– Mais son interprétation est contestée (richesse de l’input, biais inductifs, etc.)
– Et « Merge » n’a pas de validation empirique directe indépendante
Autrement dit : il existe un exposé canonique de l’argument, mais pas un consensus empirique canonique sur sa validité.
Pour en savoir plus il faut suivre un cours de syntaxe contemporaine.
Est-ce que vous avez une définition simple de ce qu'est la grammaire universelle? Qu'est-ce qui la distingue de la grammaire ordinaire? Il me semble qu'il serait tout à fait possible pour un enfant qui apprend à parler de dire la phrase « Est-ce que le garçon qui dans la cour est parti est ? »
DeleteBENJAMIN, oui, logiquement, un enfant pourrait produire cette phrase — et c'est justement le cœur de l'argument PdS. Si un enfant appliquait une règle linéaire simple (« déplace le premier verbe »), il devrait produire ce genre d'erreur, au moins transitoirement. Or les données montrent que cela n'arrive pas — pas rarement : jamais. Et pourtant, les enfants font plein d'autres erreurs de la GO, qu'ils corrigent au fil du temps grâce aux corrections de l'entourage. Mais pour les violations de la GU, il n'y a rien à corriger, parce qu'il n'y a jamais eu d'erreur. C'est précisément ce constat qui force l'hypothèse innatiste : comment l'enfant sait-il d'emblée qu'il faut suivre la structure hiérarchique de la phrase, et non l'ordre linéaire des mots — sans jamais avoir essayé la règle linéaire, et sans avoir reçu la moindre correction à ce sujet ?
DeleteLa théorie de Noam Chomsky explique que les humains ont une capacité innée pour apprendre le langage, appelée la grammaire universelle. Cette idée s’oppose à la théorie selon laquelle on apprend à parler seulement par imitation ou par essais et erreurs. Un point important est que parler une langue c’est un peu comme faire de la catégorisation, on doit être capable de reconnaître si une phrase est correcte ou non. Normalement pour apprendre une catégorie, on doit voir des exemples corrects et incorrects, puis être corrigé. Par exemple, comme distinguer des aliments mangeables et non mangeables. Mais dans le cas du langage, il y a un problème, les enfants font des erreurs simples comme des fautes de conjugaison, mais jamais des erreurs profondes qui seraient impossibles dans toutes les langues. C’est ça le vrai sens du problème de la pauvreté du stimulus : ce n’est pas juste qu’il n’y a pas assez d’exemples, mais plutôt qu’il manque les informations nécessaires pour apprendre ces règles par essais et erreurs. Comme les enfants ne voient jamais d’exemples incorrects de la grammaire universelle, ils ne peuvent pas l’apprendre de manière normale. En conclusion, il faut faire la différence entre la grammaire universelle, qui est innée, et la grammaire ordinaire, qui change selon la langue et qui elle peut s’apprendre avec l’expérience.
ReplyDeleteADAM, bon résumé. Apprendre les catégories sensorimotrices par essai/erreur/correction ressemble à apprendre la grammaire ordinaire (GO) sauf que dans le premier il faut apprendre à détecter les attributs sensorimoteurs qui distinguent les membres des non-membres de la catégorie et dans le second il faut apprendre les règles qui distinguent les phrases respectent les règles des phrases qui violent les règles. (Le GU est non-apprennable parce que les enfants ne violent jamais les règles (structurales) de la GU. Donc elles doivent être innées.) (Pourquoi?)
DeleteCe que je trouve intéressant avec Chomsky, c’est qu’il casse l’idée que le langage s’apprend juste par imitation et essais et erreurs. Le fait qu’un enfant puisse produire des phrases totalement nouvelles sans les avoir entendues, montre qu’il y a forcément autre chose que du simple apprentissage behavioriste.
ReplyDeleteSon argument de la pauvreté de l’apport est assez convaincant : les enfants n’ont pas assez d’exemples pour apprendre toutes les règles du langage, pourtant ils les maîtrisent très vite. Donc il doit y avoir une structure innée, une sorte de « grammaire universelle » qui guide l’apprentissage.
Mais en même temps, ça pose un problème par rapport à ce qu’on a vu avec l’ancrage et la catégorisation. Si le langage était totalement inné et indépendant de l’expérience, ça voudrait dire qu’il pourrait fonctionner sans base sensorimotrice. Or, on a vu que les mots doivent être ancrés quelque part, sinon ils restent vides.
C’est là que les critiques deviennent intéressantes. Des auteurs comme Lieberman ou Lakoff montrent que le langage est probablement plus distribué et lié à d’autres capacités, plutôt qu’un module isolé. Donc au lieu d’une grammaire purement abstraite, on aurait un système qui reste connecté au monde.
ADAM, qu'est-ce la preuve de la PdS? Et son lien avec l'innéité de la GU?
DeleteLa théorie de la grammaire universelle de Noam Chomsky s’oppose à l’idée que le langage s’apprend uniquement par imitation et essais et erreurs. Selon lui, les humains disposent de principes innés qui orientent l’acquisition du langage. On observe notamment que les individus ne font pas d’erreurs de grammaire universelle, c’est-à-dire qu’ils ne produisent pas de structures impossibles dans les langues humaines, ce qui montre que ces règles ne sont pas apprises par correction. Cela permet de distinguer la grammaire universelle, commune à toutes les langues, de la grammaire propre à chaque langue, qui varie et s’apprend avec l’expérience. Le langage repose sur des règles inconscientes qui permettent de créer une infinité de phrases à partir d’un nombre limité de mots. Ces règles suivent la structure des phrases plutôt que la simple position des mots. Ainsi, les locuteurs reconnaissent naturellement les phrases possibles et impossibles, ce qui indique que ces contraintes sont déjà présentes dans le cerveau humain.
ReplyDeleteALEXANDRA, bonne synthèse. Mais qu'est-ce qui est particulier concernant la langue ? Ce n'est pas la possibilité « de créer une infinité de phrases à partir d'un nombre limité de mots ». On peut déjà parcourir une infinité de distances à partir d'un nombre limité de pieds, compter une infinité de nombres à partir d'un nombre limité de symboles, créer une infinité de mélodies à partir d'un nombre limité de notes. Quelle est donc la particularité de la langue quant à son pouvoir d'exprimer une infinité de pensées à partir d'un nombre limité de mots ?
DeleteLe texte de Harnad présente la théorie de la grammaire universelle en insistant sur le fait que ses règles ne peuvent pas être apprises par essais et erreurs. En effet, les enfants n’entendent que des phrases conformes à ces règles et ne produisent pas de violations, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas apprendre à partir de corrections. Ils semblent donc connaître ces règles de manière inconsciente dès le départ, ce qui explique leur capacité à juger immédiatement si une phrase est bien formée. Le texte souligne aussi que cette hypothèse pose un problème pour l’explication évolutive, puisqu’on ne voit pas clairement comment ces règles auraient pu apparaître par sélection naturelle. Enfin, il suggère que la grammaire universelle pourrait être liée à la structure même de la pensée, de sorte que seules les pensées conformes à ces contraintes peuvent être exprimées.
ReplyDeleteALEXANDRA, excellente résumé.
DeleteLa capsule sur la grammaire universelle permet de reformuler le problème du langage en termes de catégorisation : parler consiste à distinguer les phrases possibles des phrases impossibles. Cependant, contrairement aux catégories ordinaires apprises par essais, erreurs et corrections, la GU ne donne jamais lieu à des violations observables. Il n’y a donc ni exposition à des erreurs ni possibilité de rétroaction corrective, ce qui empêche son acquisition par des mécanismes d’apprentissage généraux tels que l’apprentissage par renforcement, l’induction à partir de l’expérience sensorimotrice ou l’apprentissage supervisé.
ReplyDeleteCela suggère que la GU n’est pas une catégorie acquise, mais une contrainte préalable sur toutes les catégories linguistiques possibles. Autrement dit, elle ne constitue pas un contenu appris, mais une limite sur ce qui peut être catégorisé comme « phrase ». Cette idée me semble toutefois entrer en tension avec l’ancrage des symboles. Si le sens des mots repose sur l’expérience sensorimotrice, il devient difficile d’expliquer comment des règles purement syntaxiques pourraient fonctionner indépendamment du sens. Le problème tient ainsi au fait que l’ancrage des symboles suppose que le sens est nécessaire au fonctionnement du langage, alors que la GU postule une autonomie de la syntaxe, ce qui rend leur articulation conceptuellement problématique.
MURIELLE, bravo, tu as mis le doigt sur une question qui est encore sans réponse en linguistique : la syntaxe peut-elle vraiment être autonome par rapport à la sémantique ? C'est là le problème auquel Chomsky se heurtait lorsqu'il a suggéré que la GU ne porterait peut-être pas sur la façon dont les choses peuvent être dites (la syntaxe), mais sur ce qui peut être pensé.
DeleteLe texte de Harnad (2014) met en lumière une contrainte méthodologique centrale de la GU, à savoir qu’en l’absence d’une théorie alternative capable de générer exactement l’ensemble des phrases jugées grammaticales, la GU demeure difficile à remplacer, malgré un statut explicatif problématique. Autrement dit, il me semble que la question ne porte pas seulement sur le caractère inné de la GU, mais sur le fait qu’aucune autre hypothèse ne parvient à reproduire cette capacité de catégorisation. Cela conduit donc à interroger le statut des données elles-mêmes. La GU repose sur des jugements de grammaticalité, c’est-à-dire sur notre capacité à distinguer intuitivement les phrases possibles des impossibles. Mais, contrairement aux autres catégories, ces jugements ne semblent pas découler de l’expérience ni d’un apprentissage fondé sur l’erreur et la correction, ce qui complique leur explication. Cette difficulté renvoie directement à un enjeu central du cours : comment expliquer et valider des capacités cognitives lorsque les données sur lesquelles elles reposent ne sont ni directement observables ni apprenables par les mécanismes classiques.
ReplyDeleteMURIELLE, encore des bonnes réflexions. Mais n'oublie pas que l'inférence que la GU soit innée ne repose pas seulement sur les jugements de grammaticalité, selon les oreilles des adultes, mais aussi sur le fait que les enfants ne prononcent jamais les violations de la GU.
DeleteLes règles syntaxiques (tant pour la GU inaprennable que pour la GO apprenable) sont des capacités miroir -- de perception ainsi que de production. Les attributs des champignons ne sont pas ainsi: on les voit, on les mange, mais on ne les produit pas (sauf si on est champignonniste!)
Voir les répliques à
SARAH et à ADAM.
Ce que je retiens surtout de ce texte, c’est que Chomsky rejette l’idée que le langage s’apprend seulement par imitation, essais et erreurs. Selon lui, les enfants peuvent produire et comprendre des phrases qu’ils n’ont jamais entendues, ce qui suggère qu’ils disposent déjà de certaines structures innées pour guider l’apprentissage de leur langue. J’ai aussi retenu l’argument de la « pauvreté de l’apport » : l’enfant reçoit trop peu d’exemples pour apprendre toutes les règles seulement à partir de l’expérience. Le texte montre aussi que cette théorie a été critiquée, surtout par ceux qui pensent que le langage dépend davantage de capacités générales du cerveau et de l’interaction avec l’environnement. Je trouve ce débat intéressant, parce qu’il oppose deux façons très différentes d’expliquer le langage.
ReplyDeletePhilip, tu as lu l'article, mais stp lire les autres commentaires et mes répliques sur la GU, la GO, la PdS, l'apprennabilité et l'innéité pour renforcer et approfondir ta compréhension, qui est encore trop superficielle.
DeleteLe texte de Bruno Dubuc montre que le plus gros problème avec la conscience, ce n’est pas juste de comprendre comment le cerveau fonctionne, mais surtout d’expliquer pourquoi on ressent quelque chose. La science est capable d’expliquer plein de choses, comme comment on perçoit une douleur ou une couleur, mais ça ne veut pas dire qu’on comprend pourquoi ça “fait quelque chose” à l’intérieur de nous. Il y a donc un écart entre ce qui se passe dans le cerveau et ce qu’on ressent, ce qui s'appelle le explanatory gap. Par exemple, on peut savoir quelles parties du cerveau sont activées quand on voit du rouge, mais ça n’explique pas pourquoi le rouge a une sensation particulière pour nous. C’est ce qu’on appelle les qualia, c’est-à-dire l’expérience personnelle de ce qu’on ressent. Donc même si on arrivait à tout expliquer sur le cerveau, on se poserait toujours la même question, pourquoi est-ce qu’on ressent quelque chose au lieu de rien du tout ? C’est ça qui rend la conscience vraiment difficile à expliquer.
ReplyDeleteADAM, c'est beau, mais ceci est le fil de discussion de la semaine 9 sur Chomsky, pas 10, sur le ressenti. Et ce qui rend le ressenti difficile à expliquer c'est qu'il semble superflu, causalement. En principe, le « Problème Facile » (c'est quoi?) parait solutionnable sans aucun rôle causal pour le ressenti (malgré le fait qu'on sait avec la certitude cartesienne qu,on ressent.): le « Problème Difficile »,
DeleteLe texte de Stevan Harnad explique qu’il existe deux types de problèmes en sciences cognitives. Le premier, appelé le problème facile consiste à expliquer comment les humains sont capables de faire ce qu’ils font, comme parler, comprendre ou résoudre des problèmes. Pour ça, Alan Turing propose le test de Turing, qui consiste à créer une machine capable d’agir comme un humain au point qu’on ne puisse pas faire la différence, mais il y a un autre problème, beaucoup plus difficile expliquer pourquoi et comment on ressent des choses, comme la douleur ou les émotions. Même si une machine réussit à agir exactement comme un humain, ça ne veut pas dire qu’elle comprend vraiment ou qu’elle ressent quelque chose. C’est ce que montre John Searle avec l’exemple de la chambre chinoise. Par contre, même avec ça il reste un problème, le ressenti. Comme l'a dit René Descartes, nous sommes les seuls à savoir ce qu’on ressent vraiment. Et le plus anormale c’est que même si on réussissait à expliquer complètement tout ce qu’un humain peut faire, le fait qu’il ressente quelque chose ne serait toujours pas expliqué.
ReplyDeleteADAM, bon résumé, mais mauvais fil de discussion!
DeleteLe problème facile correspond à la question suivante : comment et pourquoi est-ce que les humains sont capables de faire ce qu'ils sont capable de faire ? Le problème difficile correspond à comment et pourquoi le cerveau ressent-il ? Selon Chomski, il y a deux types de grammaire : la grammaire universelle et la grammaire ordinaire. La première correspond à une grammaire composée de règles pouvant être comparée à un algorithme. Ces règles sont, Selon Chomski, innées. La grammaire ordinaire, quant à elle, serait apprise plutôt qu'innée. Une partie intéressante de la recherche expose aussi un problème complex : bien que nous sachions quelles parties du cerveau s'activent dépendamment de différents stimulus, nous ne savons pas comment elles fonctionnent, ou comment la pensée est générée.
ReplyDeleteLÉANNE, le PF et le PD (Semaine 10) n'ont rien à voir avec la GU, la GO, la PdS, et l'innéité. Stp, lis toujours les autres commentaires et mes répliques, avant d'afficher la tienne. Que sont la GU, la GO, la PdS, et l'innéité. Et répond concernant le PD dans son propre fil de discussion.
DeleteSemaines 9
ReplyDeleteTexte 1 – La théorie du langage selon Noam Chomsky
Selon ma lecture, Noam Chomsky explique que les êtres humains possèdent une capacité innée pour apprendre le langage. Cette capacité, appelée grammaire universelle, serait commune à toutes les langues du monde.
Ainsi, les enfants apprennent à parler rapidement et naturellement, sans avoir besoin de tout apprendre de façon explicite.
Même si cette théorie est encore discutée et critiquée, elle reste très importante, car aucune autre explication n’est aussi complète pour expliquer l’acquisition du langage.
Questions (Texte 1)
1. Comment peut-on démontrer que la grammaire universelle est réellement innée ?
2. Pourquoi les enfants apprennent-ils une langue aussi rapidement malgré sa complexité ?
3. Existe-t-il aujourd’hui des théories aussi solides que celle de Chomsky?
Texte 2 – La réflexion sociale de Noam Chomsky (réponse à Stevan Harnad)
Dans sa réflexion sociale, Noam Chomsky affirme qu’il n’existe pas de solution unique pour changer le monde. Le changement social dépend de plusieurs facteurs et reste souvent imprévisible.
Cependant, il propose trois actions essentielles :
• s’éduquer,
• s’organiser collectivement,
• agir concrètement.
Selon lui, l’éducation permet de mieux comprendre la réalité, tandis que l’action collective donne plus de force pour transformer la société.
Questions (Texte 2)
1. Pourquoi Chomsky affirme-t-il qu’il n’existe pas de solution universelle pour changer la société?
2. En quoi l’organisation collective est-elle importante pour provoquer un changement social?
3. Comment peut-on appliquer concrètement ces idées dans la vie quotidienne ?
JOCELYNE, il y a deux sortes de grammaires: La grammaire ordinaire GO, et la grammaire universelle (GU). La GO s’apprend (comment?), donc elle n’est pas innée. La GU ne peut pas s’apprendre (pourquoi pas?), mais les enfants ne font jamais d’erreur de GU: C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée.
DeleteQ1: La GU est inapprenable à cause de la pauvreté du stimulus (PdS): les enfants parlent conformément aux règles de la GU; ils ne font jamais d’erreurs.
Q2: Ça prend 1-2 années pour apprendre la GO par essai et erreur. Mais pour la GU les enfants parlent presque d’emblée sans erreur. C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée.
Q3: Il n’existe pas d’autre théorie de la provenance de la GU. C’est pour ça qu’on infère qu’elle est innée. La GO s’apprend (comment?) mais elle n’a pas de PdS, donc on n’a pas besoin de théorie. Mais il y en a qui disent que la GU est apprenable ou que la GU n’existe pas. Tout ça est la conséquence de ne pas distinguer la GO de la GU.
C’est quoi le texte 2? Les Q1 - Q3 ne concernent pas les sciences cognitives.
En me basant sur le texte de Harnad, je comprends que la grammaire universelle ne fonctionne pas comme les autres catégories qu’on apprend. Normalement, apprendre une catégorie demande des exemples, des erreurs et des corrections. Mais dans le cas de la GU, il n’y a pas vraiment d’erreurs observables, donc aucun moyen de l’apprendre de cette façon. Ça veut dire que ce n’est pas quelque chose qu’on construit avec l’expérience, mais plutôt une structure déjà présente. Je trouve ça intéressant parce que ça montre une limite de l’apprentissage. Je me demande alors si certaines capacités du langage échappent complètement à l’expérience.
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